une trouvaille française brille au Prix de l’inventeur européen

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Une équipe de chercheurs s’est fait doublement récompenser par l’office européen des brevets pour sa trouvaille dans le stockage de l’hydrogène mardi 4 juillet 2023. Décerné chaque année depuis 2006, le Prix de l’inventeur européen met en exergue de nombreux projets très concrets pour le futur des technologies, de l’énergie, mais aussi de l’écologie, de la vie du quotidien et de la médecine.

A l’occasion du Prix de l’inventeur européen 2023, le milieu de la recherche français a brillé grâce à cinq chercheurs de Grenoble, qui ont présenté le projet intitulé « Un moyen sûr et durable de stocker l’hydrogène ». Dans les catégories « Recherche » et « Prix du Public », Albin Chaise, Patricia de Rango, Daniel Fruchart, Michel Jehan et Nataliya Skryabina ont inscrit un doublé mardi 4 juillet 2023, dans un secteur très porteur et stratégique de l’énergie que de nombreux gouvernements et industriels veulent s’arracher.

Leurs travaux ingénieux pour stocker l’hydrogène les ont conduit à compresser le gaz, non pas en liquide mais en solide, avec de l’hydrure de magnésium, des additifs métalliques et du graphite, et de finir par en faire de larges disques. Pour le transport et le stockage, les chercheurs ont élaboré des réservoirs pour ces disques d’hydrogènes à l’état solide, sans risque de combustion même en contact avec le feu, ne nécessitant que très peu d’énergie et ne laissant aucune perte.

Un travail d’équipe, où chaque chercheur s’est spécialisé sur un point précis du projet afin de mener à bien l’élaboration de leur objectif : garantir un stockage stable, économe et écologique. Ce fut aussi le fruit d’un travail à l’échelle universitaire plus largement, et notamment du CNRS, terrain d’accueil de leurs travaux et cadre stratégique où le gouvernement investit pour son industrie d’avenir dans l’hydrogène. À Grenoble, les vainqueurs des deux prix de l’inventeur européen se décrivaient comme de véritables « chefs d’orchestre, chacun avec un instrument différent » et sans pouvoir en arriver à ce niveau en restant à « jouer en solo ».

prix inventeur europeen hydrogene 2023
© Prix de l’inventeur européen

À l’image de la start-up de l’industrie agroalimentaire française Ynsect, le projet de ces chercheurs grenoblois a participé à la compétition de l’office européen des brevets avec un argument de taille : une mise en commercialisation. En effet, les disques solides d’hydrogènes sont bel et bien réels et prêts à un usage concret. La solution pour échapper aux réservoirs d’hydrogène conventionnels ultra énergivores, qui doivent maintenir une température à -253 degrés pour conserver l’état liquide du contenant et une pression de 700 bars dans le compartiment sans que celui-ci ne rompt ou se déforme dans le temps.

Le problème du stockage de l’hydrogène

Pour rappel, l’hydrogène est un gaz extrêmement léger, qui dans les conditions de pression de l’atmosphère occupe une place conséquente, d’où son souci de stockage. Les formes gazeuses et liquides connaissent leurs limites, et la forme solide tend à devenir la solution optimale de demain, à condition de pouvoir stocker suffisamment d’hydrogène. Car pour la plupart des procédés présentés jusqu’à présent, la même limite : une très faible masse d’hydrogène stockée.

Jusqu’à présent, c’est la principale limite du procédé, point que reconnaissait notamment le Français Air Liquide, qui travaille de son côté sur la piste du magnésium et les alanates (Aluminohydrure de sodium). « Avant d’envisager des applications à grande échelle, il faut aussi maîtriser certains paramètres comme la cinétique, la température et la pression des cycles de charge et décharge de l’hydrogène dans ces matériaux », explique l’entreprise sur son site.

L’hydrogène, moteur de croissance

Carburant pour les lanceurs spatiaux, l’hydrogène est aussi très souvent associé à la pile à combustible qui permet aux véhicules de quitter le thermique ou l’alternative du moteur électrique à batterie. Parmi ses utilisations, l’hydrogène est aussi un réactif utilisé dans des industries comme la chimie, l’électronique, l’industrie du verre, du textile et même de la métallurgie. En plus de régler le danger de son stockage, une solution économe permettrait de faire d’immenses économies d’énergie.

Cinq brevets ont été déposés par l’équipe de Grenoble derrière la solution de stockage de l’hydrogène en disque. Le premier pour les matériaux intermétalliques pulvérulents pour le stockage réversible, le deuxième pour le composite nanocristallin et son procédé de préparation, le troisième pour le procédé de préparation d’un matériau de stockage de l’hydrogène comprenant une opération de déformation plastique sévère, le quatrième pour l’hydrure de magnésium et enfin le cinquième plus complet pour le réservoir de stockage des disques d’hydrogène créé.

Source :

Office européen des brevets

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