tout le continent nord-américain pollué par les fumées

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Le centre-ville de Chicago (Illinois) est recouvert d’une brume due aux incendies de forêt canadiens, le 27 juin 2023.

Jour après jour, les villes d’Amérique du Nord se disputent la première place des métropoles les plus polluées au monde. Vendredi 30 juin, Montréal (Québec), Toronto (Ontario), la ville la plus peuplée du Canada, et la mégapole américaine de New York étaient sur le podium des villes les plus irrespirables, selon le baromètre international IQAir, avec des indices situés entre 129 et 157, quand cette qualité est considérée comme « mauvaise » à partir de 51.

Les fumées des quelque 497 feux de forêt toujours actifs à travers tout le territoire canadien le 30 juin, dont près de la moitié restent « hors de contrôle » notamment dans le nord-est de l’Ontario et du Québec, ont gagné tout le continent nord-américain.

Des alertes au smog ont été émises aux Etats-Unis dans une quinzaine d’Etats, dont l’Iowa, le Wisconsin, le Michigan, le Kansas ou encore la Pennsylvanie. Au total, plus de 80 millions d’Américains sont affectés par cette mauvaise qualité de l’air. Et la situation s’est également de nouveau dégradée dans le sud du Canada cette fin de semaine, sans toutefois atteindre les records de pollution historiques observés les 24 et 25 juin.

De Québec à Pittsburgh (Pennsylvanie), de Val-d’Or, petite localité de 20 000 habitants dans le nord-est du Canada près de laquelle la forêt brûle encore, à Chicago (Illinois), à plus d’un millier de kilomètres de distance, la même brume jaunâtre opacifie l’atmosphère et brouille les repères urbains, le même air âcre irrite la gorge et pique les yeux. Dans le quartier étudiant de Montréal, un groupe de jeunes multiplie les selfies, avec en arrière-plan le soleil réduit à un anneau incandescent. « On se fait des photos de la fin du monde », lâchent-ils, en réajustant leur masque de papier sur le visage.

Pas d’afflux de patients à l’hôpital

« Au-delà des mesures traditionnelles des polluants comme l’ozone ou le dioxyde d’azote, nous surveillons attentivement la teneur en particules fines de l’air, explique Peter Kimbell, météorologue à Environnement et changement climatique Canada. Ce sont les plus volatiles et les plus susceptibles de s’infiltrer dans nos organismes. » Quand la concentration de ces minuscules particules dépasse les 35 microgrammes par mètre cube, la qualité de l’air est jugée « mauvaise ». Le 25 juin, à Montréal, elle a atteint le record de 500 microgrammes par mètre cube. Ce sont les vents du nord, dominants actuellement sur le Canada, qui poussent les immenses panaches de fumée vers le sud du continent.

« Ces particules fines, dites “PM2.5”, peuvent pénétrer très profondément dans les poumons et dans l’appareil sanguin, détaille David Kaiser, médecin à la direction régionale de santé publique de Montréal. Elles ont donc des impacts sur tout le système respiratoire et sur le fonctionnement cardiaque, notamment auprès des personnes déjà vulnérables, comme les asthmatiques, les personnes âgées et les femmes enceintes. »

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