Quentin Pacher (Groupama-FDJ), échappé lors de la 13e étape : « Des trucs qui me resteront gravés »

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« Quentin Pacher, quelle était la stratégie vendredi ?
En vrai, ce n’était pas du tout le plan que je sois devant. Je suis tombé hier (jeudi), le projet était de passer une journée plus tranquille. Mais j’avais quand même envie de donner un coup de main à mes coéquipiers qui voulaient être devant, donc de participer un peu aux mouvements en début de course pour qu’on soit représentés, même si c’était un coup qui ne sortait pas, afin qu’ils puissent aller dans le suivant. Et en fait, je me suis retrouvé dans un coup qui est parti… Une fois devant, on était un bon groupe, ç’a plutôt bien collaboré et on a gagné du temps jusqu’au pied du Grand Colombier.

Où vous avez attaqué très rapidement…
Arrivé au pied, je me suis dit que j’allais tenter quelque chose. Je ne savais pas si j’allais tenir jusqu’au bout, d’autant que des ascensions si longues ne conviennent pas vraiment à mon profil. Mais voilà, on est le 14 juillet, il faut se faire kiffer (sourire). Je me suis lancé dans un truc, je me suis dit qu’une fois devant tout seul, peut-être porté par l’ambiance, ça m’emmènerait le plus loin possible. On n’avait que quatre minutes d’avance au pied, donc si jamais les UAE et Jumbo-Visma montaient à fond derrière, je savais que ce serait compliqué pour moi avec cet écart. J’ai vraiment tout donné.

« Même s’il n’y a pas la victoire au bout, ça doit donner une bonne motivation, une bonne énergie pour la suite du Tour, et j’espère que ça nous profitera plus tard »

Qu’est-ce que cela vous a fait d’ouvrir la route en début de col ?
C’est incroyable. Seul en tête de course, sur le Tour de France, en tant que français, un 14 juillet, dans un col, avec le public qu’il y a, je pense que ce sont des moments que je me faisais tout seul dans ma tête à l’entraînement, quand j’étais minime ou cadet. Vivre des moments comme ça, franchement, ce sont des trucs qui resteront gravés. J’ai l’habitude d’être acteur sur les courses et ça faisait un moment que j’étais un peu en retrait. J’ai besoin de ce genre de moments pour reprendre confiance. Même s’il n’y a pas la victoire au bout, ça doit donner une bonne motivation, une bonne énergie pour la suite du Tour, et j’espère que ça nous profitera plus tard.

Quentin Pacher, sur la 13e étape du Tour de France vendredi. (B. Papon/L'Équipe)

Quentin Pacher, sur la 13e étape du Tour de France vendredi. (B. Papon/L’Équipe)

Êtes-vous frustré du résultat, ou même pas ?
Non. Il faut passer par des moments comme ça pour se donner une dynamique positive, que ce soit personnellement ou dans l’équipe de manière générale. Aller de l’avant, se mettre dans une dynamique où on est acteurs et où on tente des trucs. Peut-être que cinq fois sur dix, ça ne marchera pas, mais il y a des fois où ça va fonctionner. On va continuer de tenter d’ici la fin de ce Tour, et à un moment, ça va nous sourire. »



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