pourquoi Vivendi choisit le groupe Figaro

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Les hebdomadaires du groupe Figaro (Le Figaro Madame, Le Figaro Magazine et TV Magazine) sont heureux d’annoncer l’arrivĂ©e probable dans leur famille d’un petit dernier : le magazine Gala. Vivendi, dont le premier actionnaire est le groupe BollorĂ©, a annoncĂ©, mardi 4 juillet, que sa filiale Prisma Media (GĂ©o, TĂ©lĂ© Loisirs, Capital, Voici, etc.) Ă©tait entrĂ©e en nĂ©gociations exclusives avec le groupe Figaro (qui comprend aussi le quotidien Ă©ponyme et le mensuel Le Particulier) pour la cession du titre phare de la presse people française.

« Si celles-ci aboutissent », le groupe appartenant Ă  la famille Dassault « devra ĂȘtre agrĂ©Ă© en tant que repreneur par la Commission europĂ©enne », prĂ©cise le communiquĂ© officialisant le projet d’opĂ©ration. Les instances reprĂ©sentatives du personnel devront, elles aussi, rendre leur avis (consultatif) au terme d’un processus d’information-consultation de trois mois qui dĂ©butera la semaine prochaine. Enfin, le groupe Bertelsmann – ancien propriĂ©taire de Prisma Media et qui possĂšde la licence de Gala – doit lui aussi valider le choix de l’acquĂ©reur. Alors seulement, « cette belle marque », selon le terme employĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral du groupe Figaro, Marc FeuillĂ©e, dans un mail aux salariĂ©s, viendra « renforcer les activitĂ©s mĂ©dias du groupe et en particulier l’offre Ă©ditoriale Ă  destination des femmes ». Outre Madame Figaro, vendu avec le quotidien, le groupe possĂšde le site Le Journal des femmes.

« Nous cherchions un acteur de rĂ©fĂ©rence dĂ©jĂ  bien installĂ© dans la presse et les mĂ©dias, conformĂ©ment aux critĂšres imposĂ©s par Bruxelles », justifie Claire LĂ©ost, la prĂ©sidente de Prisma Media. La cession de Gala (pour une somme comprise entre 60 et 80 millions d’euros, indique la dirigeante) s’inscrit en effet dans le cadre des remĂšdes rĂ©clamĂ©s par la Commission europĂ©enne pour avaliser l’offre publique d’achat de Vivendi sur LagardĂšre (Paris Match, Le Journal du dimanche, Europe 1, Europe 2, RFM, Hachette).

Une position ultra-dominante

Pour l’antitrust, la possession conjointe de Paris Match et de Gala aurait Ă©tĂ© de nature Ă  constituer une position ultra-dominante sur le segment de la presse people. Une analyse que ne partageait pas Vivendi mais Ă  laquelle le groupe s’était rendu en annonçant, le 11 avril, sa dĂ©cision de se sĂ©parer du titre aux 32 millions d’euros de chiffre d’affaires et une dizaine de millions de marge opĂ©rationnelle. Afin de compenser cette importante perte de chiffre d’affaires global (10 %), Prisma Media intensifie depuis quelque temps les achats (les magazines Milk), les lancements de nouveaux titres (Mortelle AdĂšle, la semaine derniĂšre), et dĂ©veloppe « d’autres projets print et digital ».

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