Pita Limjaroenrat échoue dans sa première tentative pour être élu premier ministre

0

[ad_1]

Le chef de file de Move Forward, Pita Limjaroenrat, après le vote négatif du Parlement thaïlandais, le 13 juillet, à Bangkok.

Le réformiste Pita Limjaroenrat, candidat de la coalition ayant remporté les élections thaïlandaises du 14 mai, n’a pas pu rassembler suffisamment de voix, jeudi 13 juillet, pour se faire élire premier ministre par les 500 députés et 250 sénateurs. Il compte à présent sur un deuxième vote du Parlement, mercredi 19 juillet, pour accéder à la tête du gouvernement, après son échec initial. Les sénateurs, nommés en 2017 par les généraux ayant organisé le coup d’Etat de 2014, ont fait obstacle au camp de la réforme incarné par « Pita » et ses alliés : seuls treize sénateurs lui ont accordé leur soutien, alors qu’il lui aurait fallu 51 voix de plus pour atteindre la majorité des deux Chambres. Sur 249 sénateurs en poste, une sénatrice ayant démissionné mercredi, 159 se sont abstenus, trente étaient absents, les autres ayant voté contre.

« Il y a eu des pressions et des incitations. Ils n’étaient pas autorisés à voter en accord avec le peuple, a déclaré le candidat jeudi, à la sortie du Parlement thaïlandais, moins souriant qu’à son habitude. J’accepte le résultat, mais je ne laisse pas tomber. ». Forte d’une majorité absolue à la Chambre basse, la coalition gagnante, qui regroupe le parti de Pita, Move Forward (« aller de l’avant ») et la formation politique liée à l’ancien premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, le Pheu Thai (« pour les Thaïlandais »), ainsi que six autres petits partis, devrait de nouveau tenter de présenter son chef de file au vote du congrès en milieu de semaine prochaine.

Un rassemblement avait été autorisé à proximité du Parlement, dans un square, où s’étaient réunis plusieurs milliers de partisans de Pita, pour la plupart issus des classes populaires, arborant des casquettes, des tee-shirts ou des parapluies orange, la couleur du Move Forward, pour suivre le décompte des voix sur un écran géant. « C’est vraiment décevant. On ne peut pas laisser faire ça. Notre victoire a été volée. [Pita] est notre premier ministre », dit une femme d’une cinquantaine d’années surnommée « Aem », qui a déroulé devant elle des peintures du visage de son candidat, quadragénaire aux allures de jeune premier et à l’anglais impeccable – il est diplômé de Harvard –, qui a conquis une partie de l’opinion par son approche claire et franche des problèmes auxquels est confronté le royaume. Comme d’autres, elle s’attendait toutefois à ce résultat. Plusieurs de ces supporters venus de province sont d’anciennes « chemises rouges », la couleur des supporters du clan Thaksin, qui affiche, pour l’instant, un soutien sans faille à son partenaire de coalition.

Il vous reste 53.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *