Patronat et syndicats, sauf CGT, définissent un agenda de négociations a minima

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La CGT participera bien à certaines de ces négociations mais a refusé de valider cet agenda parce que “des points essentiels”, comme les règles d’indemnisation des chômeurs et les salaires n’y figurent pas.

Les organisations patronales et syndicales, à l’exception de la CGT, se sont mises d’accord sur un agenda de négociations à venir, qui laisse pour l’heure de côté les sujets conflictuels comme l’assurance-chômage et les salaires, a-t-on appris mardi de sources syndicales. La CGT participera bien à certaines de ces négociations mais a refusé de valider cet agenda parce que “des points essentiels”, comme les règles d’indemnisation des chômeurs et les salaires n’y figurent pas, a expliqué sa secrétaire générale Sophie Binet.

Consensus pour négocier au sujet de l’Agirc-Arrco

Cet agenda se compose en trois blocs. Le premier comprend les sujets – certains mineurs – sur lesquels patronat et syndicats sont d’accord pour négocier. Y figurent notamment la nouvelle convention quadriennale de gestion de l’Agirc-Arrco, le régime complémentaire de retraite des salariés du privé, ainsi qu’une négociation sur “la valorisation des parcours syndicaux”.

Un deuxième bloc comprend plusieurs thèmes importants sur lesquels syndicats et patronats se disent prêts à négocier, mais divergent sur la méthode. Il s’agit des sujets non traités par la réforme des retraites: emploi des seniors, parcours professionnels, prévention de l’usure professionnelle (pénibilité) et accompagnement des reconversions ainsi que la création d’un compte épargne temps universel. Les syndicats veulent que le gouvernement participe à ces négociations alors que le patronat rechigne, par peur de se voir imposer par l’exécutif des mesures dont il ne veut pas, comme la création d’un index seniors.

Désaccords sur une négociation autour de l’assurance chômage

Enfin le texte liste un troisième bloc de sujets “non arbitrés” sur lesquels patronat et syndicat affichent leurs désaccords sur l’intérêt d’une négociation, en premier lieu l’assurance chômage. Le gouvernement doit en principe envoyer dans les prochaines semaines “une lettre de cadrage” aux partenaires sociaux pour qu’ils renégocient les règles d’indemnisation des chômeurs qui expirent à la fin de l’année. Mais le patronat ne voit pas l’intérêt d’une négociation car il se satisfait des règles actuelles, issues des deux réformes imposées par l’exécutif depuis 2021. Des règles que les syndicats veulent au contraire remettre en cause. A défaut d’accord au terme de la négociation, c’est le gouvernement qui décidera des futures règles.

Autre sujet laissé de côté, “les salaires et l’évolution des grilles de classification”. Le patronat considère que c’est un sujet d’entreprise ou de branche, et pas interprofessionnel. Organisations syndicales et patronales doivent être en principe reçus à Matignon courant juillet pour finaliser cet agenda avec le gouvernement.



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