Opération antiterroriste en Allemagne et aux Pays-Bas

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Des policiers masqués escortent vers un hélicoptère l’un des sept hommes suspects d’avoir participé à la formation d’une cellule terroriste, après sa comparution devant la Cour fédérale de justice de Karlsruhe, dans le sud de l’Allemagne, le 6 juillet 2023.

Une opération antiterroriste menée conjointement, jeudi 6 juillet, par les polices allemande, néerlandaise et belge a conduit à l’arrestation de plusieurs membres d’un groupe islamiste. Sept personnes âgées de 20 à 45 ans et originaires d’Asie centrale – un ressortissant turkmène, un Kirghize et cinq Tadjiks – ont été appréhendées en Allemagne et deux aux Pays-Bas, un Tadjik et une femme kirghize. Le parquet fédéral belge n’a pas indiqué si des arrestations avaient été opérées après trois interventions à Liège et Verviers, dans l’est du pays.

Selon le parquet de Kalsruhe, le groupe établi en Rhénanie-du-Nord-Westphalie projetait des actions « à forte visibilité » en Allemagne et se serait procuré des armes mais il n’avait encore établi aucun projet concret. Les sept suspects appréhendés sont arrivés dans le pays depuis l’Ukraine, peu après le début de l’offensive russe, en février 2022. Selon les autorités, ils collectaient des fonds pour les réseaux islamistes à l’étranger et étaient en contact avec des membres de l’Etat islamique au Khorasan (EI-K), la branche régionale de l’Etat Islamique notamment active en Afghanistan.

Le couple appréhendé à Eindhoven et Breda, aux Pays-Bas, était en contact avec ces suspects et détenait un permis de séjour provisoire. Selon un porte-parole, l’enquête devra déterminer si les deux personnes arrêtées devaient, elles aussi, agir en Allemagne ou si elles préparaient un attentat aux Pays-Bas. En toute hypothèse, les indices récoltés semblaient « suffisamment sérieux » pour justifier l’intervention policière, a indiqué le ministère public néerlandais.

Les renseignements européens font état d’une résurgence de l’EI

Les opérations menées dans les trois pays ont fait écho à de récentes analyses des services de renseignement européens sur la résurgence de l’Etat Islamique, et singulièrement de sa filiale afghane (EI-K). Le coordinateur néerlandais de la lutte antiterroriste évoquait en mai la menace la croissante que représentaient, selon lui, des membres de l’EI désireux de viser à nouveau des cibles en Europe. En février, un projet d’attentat contre le consulat des Pays-Bas à Istanbul avait été déjoué.

En Belgique, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace relevait récemment que la propagande de l’EI et de l’EI-K se répandait et il citait les propos d’un officier supérieur américain qui, en mars, avait parlé, au Sénat, de la capacité de l’EI en Afghanistan de frapper des intérêts occidentaux dans le monde entier, « avec comme objectif ultime le territoire américain ».

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