les commerçants marseillais en colère après la nuit de pillage

0



De nouvelles scènes de pillages et de violences urbaines ont essaimé plusieurs villes de France ce vendredi. À Marseille, Président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône Philippe Korcia décrit une “guerre civile et urbaine” inédite.

“Marseille ne s’est jamais révoltée comme ça, qu’est-ce qui se passe?”, a déclaré Philippe Korcia, Président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône sur le plateau de BFMTV ce samedi 1 juillet. Partageant sa colère et son désarroi, Philippe Korcia a qualifié la nuit dernière à Marseille de “guerre civile et urbaine”, tout en assurant que ces événements “n’ont jamais été vécus historiquement à Marseille”. Depuis la mort du jeune Nahel, tué par un tir de policier mardi à Nanterre, plusieurs scènes d’émeutes et de pillages ont éclaté aux alentours de Paris, Lyon, Strasbourg et Marseille.

Une demande de couvre-feu à 20 heures

Dans la nuit de vendredi à samedi, la cité phocéenne a donc été victime de plusieurs pillages de magasins dans les 1ᵉʳ, 3ᵉ et 6ᵉ arrondissements. Au total, une centaine de commerçants ont été touchés et 120 interpellations ont été réalisées. “Ce sont des hordes de sauvages qui sont descendues dans le centre-ville par petits groupes de 15 à 20 individus, notamment pour piller les magasins”, raconte Philippe Korcia.

Dans la foulée, ce dernier a demandé à la ville de Marseille d’instaurer un couvre-feu à partir de 20 heures ainsi qu’une interruption des services de transports en commun à 18 heures. “J’ai aussi demandé à l’État la prise en charge immédiate de ce qui a été pillé par ces voyous”, s’insurge-t-il.

Éviter que les commerçants se défendent par eux-mêmes

“À Marseille, on n’est pas des gens calmes mais sanguins”, martèle Philippe Korcia, prétendant “calmer tout le monde depuis ce matin”. Il faut selon lui trouver urgemment une solution pour éviter que “les commerçants se défendent par eux-mêmes” et ce dernier a d’ailleurs demandé l’intervention de blindés auprès de la gendarmerie.

“Vous avez un président de l’UPE qui est très en colère parce qu’on est en train de traverser toutes les crises économiques et énergétiques avec beaucoup de mal et on nous rajoute une crise sécuritaire”, conclut-il.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *