les alliés divisés sur les perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique

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Une affiche du sommet de l’OTAN, à Vilnius, le 9 juillet 2023.

Vilnius va devenir, le temps d’une semaine, la capitale la mieux protégée au monde. Une dizaine de membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) y ont dépêché un millier de soldats et des dizaines d’équipements militaires – lanceurs antimissiles Patriot, canons Caesar, appareils de surveillance, forces spéciales – pour sécuriser la cité lituanienne, qui accueille, mardi 11 et mercredi 12 juillet, le sommet annuel de l’Alliance atlantique.

Un an après celui de Madrid, qui avait vu le réveil d’une Alliance longtemps moribonde et l’avait dotée d’une nouvelle stratégie de défense en riposte à l’invasion russe de l’Ukraine, ce sommet se tient aux portes de la Russie et de son allié biélorusse. Et, tandis que la contre-offensive lancée par Kiev semble marquer le pas plus de cinq cents jours après le début du conflit, l’Ukraine sera de toutes les discussions entre la quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement.

Outre Joe Biden, le président américain, et les dirigeants européens, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devrait participer au sommet mercredi, pour inaugurer le premier « conseil OTAN-Ukraine ». Mais ce signal politique ne préfigure pas encore l’entrée du pays dans l’Alliance transatlantique, loin de là. C’est ce qu’a pourtant redemandé avec force M. Zelensky cette semaine lors d’une interview à la chaîne américaine ABC. Il souhaitait que les Occidentaux fassent preuve de « volonté politique » pour « trouver la bonne formation et inviter l’Ukraine » à les rejoindre, du moins après la cessation des hostilités avec la Russie.

« Une zone grise »

L’« unité » affichée en soutien de l’Ukraine ne suffit pas à occulter de profondes divisions entre les alliés occidentaux au sujet de ses perspectives d’adhésion à l’OTAN. A la veille du sommet, ces derniers discutaient encore de la meilleure façon d’envoyer un nouveau signal au pays envahi, qui serait plus engageant que celui émis lors du sommet de Bucarest, voici quinze ans, sans pour autant brûler les étapes. En 2008, après des échanges houleux, notamment entre les Etats-Unis de George W. Bush – qui plaidait pour intégrer l’Ukraine –, l’Allemagne d’Angela Merkel et la France de Nicolas Sarkozy, qui refusaient cette perspective pour ménager Moscou, les pays de l’Alliance s’étaient entendus pour « ouvrir la porte » à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie. Sans donner de calendrier plus précis.

Depuis, cette porte est restée ouverte, « mais cela ne suffit plus, c’est une zone grise qui a permis à Vladimir Poutine d’envahir le pays, rappelait la première ministre estonienne, Kaja Kallas, fin juin à Bruxelles. Pour protéger l’Ukraine, il n’y a aujourd’hui qu’une solution, l’intégrer à l’OTAN, car la seule garantie de sécurité, et la plus économique, c’est l’article 5 ». Cette clause précise, au nom de l’assistance mutuelle entre alliés, qu’une attaque contre un Etat membre est une attaque contre l’ensemble de l’Alliance.

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