l’échappée belle d’Ion Izagirre, vainqueur dans le Beaujolais

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L’Espagnol Ion Izagirre savoure sa victoire lors de la 12e étape du Tour de France, à Belleville-en-Beaujolais (Rhône), le 13 juillet 2023.

La 11e étape du Tour de France tout juste finie, mercredi, le coureur danois Mads Pedersen (Lidl-Trek) souhaitait déjà « bon courage à tout le monde » pour le lendemain. La douzième journée de course, jeudi 13 juillet, entre Roanne (Loire) et Belleville-en-Beaujolais (Rhône), s’annonçait en effet explosive. D’abord par son tracé : 169 kilomètres, cinq cols à gravir, des descentes sinueuses et pas un mètre de plat. Ensuite par son calendrier : le peloton retrouve la haute montagne, vendredi, avec une arrivée au sommet du Grand Colombier, avant de gagner les Alpes.

C’est Ion Izagirre qui a su tirer le meilleur de la situation en s’offrant, à 34 ans, la deuxième victoire de sa carrière sur la Grande Boucle, après celle glanée dans la station haut-savoyarde de Morzine en 2016. L’Espagnol apporte aussi à son équipe, Cofidis, un deuxième succès lors de cette édition, après celui de Victor Lafay à Saint-Sébastien (Espagne). Sourire aux lèvres, poing fermé, le coureur basque s’est imposé en solitaire, après avoir distancé ses derniers compagnons d’échappée dans la montée du col de la Croix Rosier (5,3 km à 7,6 %, 2catégorie), l’ultime difficulté du jour, à une trentaine de kilomètres de Belleville-en-Beaujolais.

« J’ai souvent essayé d’être dans la bonne échappée [depuis le début du Tour], aujourd’hui, c’était le cas, explique Ion Izagirre. Ça s’est très bien passé, Guillaume [Martin, son équipier] était avec moi, il m’a aidé toute la journée. Dans la dernière ascension, je me sentais bien, j’ai accéléré, et j’ai pu garder cet avantage, faire la différence et je suis allé chercher la victoire. » Il devance de 58 secondes le Français Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies) et l’Américain Matteo Jorgenson (Movistar). « Il y a de la déception, je l’avais dans les jambes. Ça fait chier de faire deuxième », ressassait d’ailleurs le Vendéen.

« Chaque jour, c’est la bagarre »

Un peu plus loin sur la ligne, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) et Guillaume Martin (Cofidis), eux, réalisent la bonne opération du jour au classement général, bouclant cette étape avec environ trois minutes d’avance sur le peloton des favoris, dont les maillots jaune, Jonas Vingegaard, et blanc, Tadej Pogacar. Ils avancent tous deux de cinq places et sont respectivement 10e à 6 min 33 s et 13e à 8 min 11 s du leader.

« J’étais à fond depuis un long moment quand Izagirre attaque, raconte Thibaut Pinot. C’était très dur, j’ai survécu dans l’échappée. Je m’attendais à ce que les autres soient aussi à fond et ils étaient un cran au-dessus de moi. Il m’a manqué des jambes, j’étais cuit, je l’ai payé dans le final. C’est une étape qui va laisser des traces. » Fidèle à son rôle de lieutenant de David Gaudu sur ce Tour de France, le Vosgien, 6e du jour, avait confié, hier, à Ouest-France qu’il avait des « fourmis dans les jambes ». Comprendre : ça le démangeait sévèrement d’attaquer. « C’était au courage aujourd’hui, poursuit le coureur de 33 ans, qui dispute sa dernière Grande Boucle ; il a annoncé qu’il prendra sa retraite en fin de saison. Aucun regret, j’ai donné tout ce que j’avais. »

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