Le Medef s’inquiète d’un possible nouveau report de la suppression d’un impôt de production

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Le nouveau président du Medef, Patrick Martin, s’est dit “préoccupé” par la possibilité d’un nouveau report de la suppression d’un impôt de production, “alors que la France demeure très décalée par rapport à ses concurrents directs en la matière”.

Le Medef s’est dit préoccupé ce mercredi par la perspective d’un nouveau report de la suppression d’un impôt de production, dont la possibilité a été évoquée par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Ce dernier avait prévenu dimanche, en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, que le “rythme” des futures baisses d’impôts en France dépendrait du niveau de croissance attendu pour 2023 et 2024.

“Ses dernières déclarations à Aix nous préoccupent”, a déclaré sur RTL Patrick Martin, qui a été élu jeudi à la tête de la première organisation patronale française, dont il doit prendre les rênes le 17 juillet.

“Il imagine reporter ce qui a déjà été reporté, c’est à dire la suppression définitive de la CVAE (contribution sur la valeur ajoutée des entreprises) un impôt de production, alors que la France demeure très décalée par rapport à ses concurrents directs en la matière”, a déploré le président élu du Medef.

Patrick Martin espère 20 milliards d’euros de baisses supplémentaires

Durant son mandat de cinq ans à la tête de l’organisation patronale, Patrick Martin espère faire baisser les impôts de production de 20 milliards d’euros, pour les ramener dans la moyenne européenne. Le gouvernement a jusqu’à présent prévu de faire disparaître la CVAE sur deux ans, en 2023 et 2024, ce qui représentera pour l’an prochain une perte d’environ 8 milliards d’euros de recettes fiscales.

“On comprend que l’équation est très compliquée” pour Bruno Le Maire et “pour le pays en généralement vu l’état des finances publiques, mais c’est le dernier moment pour envoyer un mauvais signal aux entreprises, qui doivent plus que jamais investir”, a argumenté Patrick Martin.

Dans un communiqué, le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) avait déjà appelé lundi “à poursuivre la baisse de la fiscalité de production”, estimant qu’il s’agissait “d’une réforme structurelle de compétitivité majeure” et que son abandon “signerait l’affaiblissement durable d’un tissu productif français en rémission”.



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