l’Arabie saoudite prolonge la réduction de sa production pour tenter de soutenir les prix

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L’Arabie saoudite a annoncé lundi 3 juillet qu’elle prolongeait la réduction de sa production de pétrole d’un million de barils par jour pour soutenir le prix du baril en baisse. La réduction, qui a pris effet en juillet, se poursuivra en août et « peut être prolongée » au-delà de cette période, a fait savoir l’agence de presse du royaume, citant une source au ministère de l’énergie.

« La source a confirmé que cette réduction volontaire additionnelle vient renforcer les mesures de précaution prises par les pays de l’OPEP+ [Organisation des pays exportateurs de pétrole] dans le but de soutenir la stabilité et l’équilibre des marchés pétroliers », a ajouté l’agence de presse. Cette décision maintient à environ 9 millions de barils par jour la production du riche royaume pétrolier. En annonçant cette réduction le mois dernier à la suite de la réunion des producteurs de pétrole, le ministre de l’énergie saoudien, le prince Abdelaziz Ben Salman, a précisé qu’elle était potentiellement « extensible ».

Moscou compte, pour sa part, réduire ses exportations de 500 000 barils par jour, a assuré le vice-premier ministre, Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes. « C’est important pour les prix du pétrole car la porte est ouverte à plus de baisses dans les mois à venir », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

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Pas de hausse durable des prix pour l’instant

En avril, plusieurs membres de l’OPEP+ avaient décidé de réduire volontairement leur production de plus d’un million de barils par jour. Cette décision surprise avait brièvement soutenu les prix, mais n’a pas entraîné une hausse durable. Les producteurs de pétrole sont confrontés à la chute des prix et à la forte volatilité des marchés, aux retombées persistantes de l’invasion russe en Ukraine et à la reprise économique chancelante de la Chine.

Au premier semestre, le brent et le WTI ont cédé environ 12 %, plombés par une demande chinoise qui peine à redémarrer après les longs confinements dus au Covid-19 et par les craintes d’une récession aux Etats-Unis. « Les inquiétudes sur la croissance mondiale dominent le marché » et empêchent les prix de l’or noir de décoller, estiment les analystes de ANZ. Mais selon eux, « les baisses de production de l’OPEP+ ne sont pas encore pleinement senties » et quand elles le seront, les prix devraient décoller.

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L’Arabie saoudite, le plus grand exportateur de pétrole au monde, compte sur des prix plus élevés du pétrole pour financer un programme de réforme ambitieux qui pourrait permettre à son économie de se passer des énergies fossiles. Les analystes estiment que le royaume a besoin d’un prix du pétrole à 80 dollars le baril pour équilibrer son budget, bien au-dessus des moyennes enregistrées ces dernières années.

Le Monde avec AFP

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