l’abandon de Mark Cavendish occulte la victoire de Mads Pedersen à Limoges

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Mark Cavendish au sol après avoir été victime d’une chute lors de la 8e étape du Tour de France, entre Libourne et Limoges, le 8 juillet 2023.

L’image marquante de la huitième journée du Tour de France, samedi 8 juillet, sera aussi la dernière de Mark Cavendish sur l’épreuve : le Britannique, l’air hagard, visage fermé et regard vide, installé dans l’ambulance des organisateurs. Quelques minutes plus tôt, il a été victime d’une chute dans le peloton, une soixantaine de kilomètres avant l’arrivée à Limoges. Le leader de la formation Astana-Qazaqstan, touché à l’épaule droite, a jeté l’éponge ; le cinquième abandon de cette 110e édition.

De quoi occulter la victoire du Danois Mads Pedersen (Lidl-Trek), premier à franchir la ligne à l’issue d’un nouveau sprint massif devant Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck). Le champion du monde 2019 qui devient aussi le premier coureur à lever les bras dans quatre grands Tours de rang depuis… Mark Cavendish en 2010-2011. A l’arrivée, le vainqueur du jour a d’ailleurs eu un mot pour son camarade, l’homme aux 162 victoires en carrière : « C’est tellement triste qu’une légende comme lui termine le Tour comme ça. J’espérais tellement qu’il obtienne sa 35e victoire [sur l’épreuve]. C’est douloureux pour lui, bien sûr, mais aussi pour une grosse partie du peloton et les fans. »

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« Quand j’ai entendu pendant la course que Mark était tombé, j’étais vraiment très triste, a déploré Tadej Pogacar, double vainqueur du Tour de France en 2020 et 2021. C’était une de mes idoles de jeunesse. Je me rappelle encore lorsque je le regardais à la télévision sprinter avec son maillot HTC sur les Champs Elysées. Je voulais avoir le même style. »

Si le départ prématuré de Mark Cavendish a eu l’effet d’un coup de massue c’est aussi que la veille, à Bordeaux, l’intéressé était passé tout près de devenir le seul détenteur du record de victoires d’étapes sur une course qu’il disputait pour la 14e et dernière fois – à 38 ans, il a décidé de prendre sa retraite sportive en fin d’année. A 250 mètres de la ligne, il avait jailli de nulle part, mais n’avait pu résister au retour de Philipsen. Deuxième, il promettait alors qu’il allait continuer d’essayer… En vain. Le natif de l’Île de Man ne signera pas ce fameux 35e succès historique sur le Tour qui l’aurait fait dépasser la légende Eddy Merckx au palmarès de la Grande Boucle.

« On savait qu’il voulait cette victoire »

« Je ne vais pas mentir, j’ai pleuré, a glissé Mark Renshaw, qui fut le poisson-pilote de Cavendish pendant de nombreuses années et officie désormais comme consultant au sein de l’équipe Astana-Qazaqstan. C’est très dur. On savait qu’il voulait cette victoire, qu’il avait les jambes. » D’autant que le parcours du « Cav’ », habitué à prendre des risques lors d’arrivées au sprint, s’est scellé sur une route totalement plate et sans danger, en entrant dans le bourg de La Chapelle-Verlaine, à moins de 45 km/h. « Quelqu’un a changé de trajectoire, il a juste heurté la roue arrière du gars devant lui, a résumé son équipier Gianni Moscon. Je suis resté avec lui pour voir comment il allait, mais il n’était pas capable de repartir. »

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