la situation s’améliore nettement en 2023 en France, selon RTE

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Des lignes à haute tension, près de Flers (Orne), le 19 avril 2023. 

Le discours se veut moins alarmiste. Autant, en 2022, le gouvernement envisageait ouvertement des coupures de courant ciblées de moins de deux heures dans des foyers français pour éviter une rupture générale d’approvisionnement électrique, autant « l’année 2023 voit la situation s’améliorer nettement et se rapprocher progressivement de la normale », résume le gestionnaire national du réseau de transport d’électricité (RTE).

Dans son état des lieux sur la France, présenté mercredi 28 juin, RTE ne distingue « pas d’inquiétude particulière en matière de sécurité d’approvisionnement » pour l’été en cours. Ni de « risque spécifique » pour l’automne, contrairement à l’année dernière. La situation de l’hiver à venir, lorsqu’il s’agira de se chauffer, s’annonce aussi « significativement plus favorable » que celle du précédent. L’analyse du risque hivernal « sera affinée à l’automne », notamment selon « la tenue des plannings d’arrêts des réacteurs nucléaires pour maintenance et réparations ».

Beaucoup de voyants ont connu une amélioration ces derniers mois. C’est le cas du parc nucléaire, principale source électrique dans le pays. Depuis le premier semestre, plusieurs réacteurs ont repris du service. Un phénomène de corrosion sur certaines tuyauteries, détecté dès l’automne 2021, avait contraint à des mises à l’arrêt pour réparations ou contrôles. Les quatre réacteurs les plus puissants ont désormais redémarré, à Chooz (Ardennes) comme à Civaux (Vienne). Pour ses cinquante-six unités, le groupe EDF s’attend à une production de 300 à 330 térawattheures (TWh) en 2023. Soit davantage qu’en 2022 (279 TWh, plus faible total depuis 1988), mais toujours bien en deçà de la moyenne des deux dernières décennies (402 TWh), en raison notamment d’opérations de maintenance.

Offre en hausse, demande en baisse

Du progrès est aussi observable dans les stocks hydrauliques, après une année 2022 marquée par une forte sécheresse et une production hydroélectrique au plus bas depuis 1976. Leur niveau est supérieur à la moyenne de la période 2015-2021. Constat similaire pour les stockages gaziers : leur remplissage est aussi, pour l’heure, plus élevé que la moyenne des cinq dernières années. Ce qui n’est pas anecdotique, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance aux livraisons de gaz russe depuis le début de la guerre en Ukraine.

Par ailleurs, le raccordement de nouvelles capacités d’électricité renouvelable contribue à l’équilibre du réseau. Après celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en 2022, deux nouveaux parcs d’éoliennes en mer sont d’ailleurs censés démarrer courant 2023, au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Fécamp (Seine-Maritime). Chacun aura une puissance de près de 500 mégawatts. Ce qui équivaut à environ la moitié d’un réacteur nucléaire, à ceci près que le rendement effectif de l’éolien varie suivant la météo.

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