la réponse des industriels au patron d’Intermarché

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Invité sur BFM Business ce mardi, le patron de l’Ania, qui représente les industriels de l’agroalimentaire, s’est montré prudent sur l’ampleur des baisses de prix, affirmant qu’elles résultent essentiellement à ce stade de promotions. Un recul plus franc pourrait en revanche avoir lieu en 2024.

Vers un “mars vert” en 2024 avec des baisses de prix de 3, 5, voire 10% sur certains produits alimentaires? C’est la prédiction formulée lundi par le patron du groupement Les Mousquetaires, Thierry Cotillard, invité de RMC et BFMTV. Selon lui, les industriels, après avoir fait passer d’importantes hausses de prix, n’auront d’autre choix que de faire marche arrière pour sauver leurs volumes. Le dirigeant a même estimé qu’un reflux pourrait être observé dès septembre sur des centaines de produits.

“J’écoute tout ce que dit Thierry Cotillard. Et je crois qu’il a surtout parlé de mars 2024”, date à laquelle doivent s’achever les prochaines négociations commerciales entre industriels et distributeurs, a tempéré ce mardi sur BFM Business Jean-Philippe André, président de l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania).

Celui qui représente notamment les intérêts des grandes marques nationales s’est montré plus prudent que Thierry Cotillard sur l’ampleur des éventuelles baisses de prix à court terme:

“Nous, on ne change pas. Il n’y a pas de prévision à faire. On ne donne pas dans la météorologie avec des ‘mars vert’, des ‘mars rouge’… (…) Il y a une vraie logique économique, même si cela ne va pas assez vite pour le consommateur, qui a consisté à avoir une très forte hausse des prix et maintenant, on l’a annoncé, il y a une décrue progressive”.

“De là à annoncer le résultat des négociations en 2024… Je le dis à Thierry Cotillard : on n’en est pas là”, a-t-il ajouté.

“On n’a pas de leçon à recevoir”

Si Jean-Philippe André reconnu que certains produits comme les pâtes, l’huile de tournesol ou la volaille commençaient à voir leurs prix baisser, il a réfuté l’enclenchement d’un mouvement plus global à ce stade: “Sur les 75 entreprises qui se sont engagées à baisser les prix, 80% vont le faire à travers des promotions parce qu’il n’y a pas encore une vraie logique de réalité économique”, a-t-il dit.

“Les conseils gratuits, je les prends bien volontiers”, a poursuivi Jean-Philippe André, toujours en réponse à Thierry Cotillard qui a reproché aux industriels d’avoir réclamé des hausses de prix abusives.

Mais “on a passé les hausses qu’il fallait. On n’a pas de leçon à recevoir sur le niveau de hausse à passer”, a-t-il indiqué, évoquant de nouveau “une logique de réalité économique: vous avez une hausse de coûts, vous devez les passer” en rayons.

Le patron de l’Ania a toutefois confirmé qu’il y aura “certainement” des baisses de prix à l’issue des négociations annuelles en mars prochain. Mais si les prix reculent “est-ce que pour autant ils reviendront au niveau de 2019? Je n’y crois pas”, a-t-il prévenu, ajoutant par ailleurs qu’”il y a des prix qui continuent à augmenter” comme ceux du porc ou du sucre.



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