la liberté « n’est pas une frénésie de transgression »

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Emmanuel Macron, lors d’une cérémonie de commémoration du 79e anniversaire de la libération du village de Bormes-les-Mimosas, le 17 août 2023.

Emmanuel Macron a mis en garde jeudi, quelques semaines après les émeutes urbaines, la jeunesse française contre « la division » et « la désunion » qui peuvent déboucher sur « le chaos » et « l’injustice », lors de la commémoration de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas, dans le Var.

« Il y a dans nos jeunes un appétit de liberté, un idéalisme qui se cherche parfois et auxquels nous devons répondre. Sans quoi, parfois, cette aspiration noble se retourne contre elle-même et sape les fondations de cette nation de liberté, d’égalité et de fraternité initiée en 1789, cette somme de destins emmêlés qui accroît la jeunesse française, génération après génération, fidèle à l’esprit des Lumières », a déclaré le président de la République.

Pour sa première prise de parole depuis la pause estivale, le chef de l’État s’est exprimé, comme chaque année, lors d’une courte allocution – treize minutes – à l’occasion du 79anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas, commune où se situe le fort de Brégançon, résidence des présidents de la République.

M. Macron a rendu hommage aux jeunes Français ayant participé au débarquement de Provence, qui étaient « prêts à mourir pour la liberté collective », notamment à Léon Gautier, dernier membre du commando Kieffer, à Henri Fabre et surtout à Pierre Velsch, mort en septembre 2022, « l’enfant de Kouba qui avait traversé la Méditerranée pour débarquer sur nos côtes ».

« Il y avait d’abord des devoirs »

« Sans phrase et sans écume, ils nous ont montré que c’était là et que c’était cela, exercer sa liberté. Ca n’est pas une frénésie de transgression, ça n’est pas une fièvre de renverser les interdits. C’est d’abord et avant tout une volonté maîtrisée et forte capable d’assumer les contraintes qu’elle se choisit », a également déclaré le chef de l’État.

« Et cette liberté-là, qui n’existe que parce qu’elle est toujours et d’abord collective, les droits qui s’ensuivent qui ne sont là que parce qu’il y avait d’abord des devoirs, c’est ce dont nous devons nourrir nos jeunes générations », a-t-il ajouté.

La mort de Nahel, tué par un policier lors d’un contrôle routier le 27 juin à Nanterre, a été suivie de plusieurs nuits d’émeutes urbaines dans de nombreuses villes en France. Le chef de l’Etat avait alors souligné le besoin de restaurer l’autorité dans le pays, à tous les niveaux.

Le Monde



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