La grève historique va se poursuivre jusqu’à samedi à l’aéroport de Genève

0



Alors que la grève des employés de l’aéroport de Genève devait initialement se terminer vendredi à 10h, sa reconduction a été votée sous les applaudissements. Le trafic aérien est fortement entravé.

Les grévistes à l’aéroport international de Genève, le deuxième de Suisse, ont décidé de reconduire le mouvement vendredi toute la journée et samedi, lors d’un vote du personnel qui proteste contre une nouvelle politique salariale.

“J’entends que vous n’êtes pas fatigués, donc on continue!” a lancé Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical du Syndicat des services publics pour le trafic aérien, sous les applaudissements, à l’issue du vote à main levée.

Le vote a eu lieu après une rencontre entre la direction de l’aéroport et une délégation syndicale.

Les syndicalistes – plusieurs dizaines – ont planté leurs drapeaux rouges devant la porte principale de l’aéroport, pour expliquer leurs revendications, entourés de grilles et d’un cordon de sécurité. “Je ne suis pas une variable d’ajustement économique”, pouvait-on lire sur une banderole.

“Faire grève est très rare”

Cette grève historique des employés de l’entreprise publique, qui devait initialement s’achever à 10h (heure française), a déjà forcé à l’annulation et au report de dizaines de vols vendredi matin, la première journée des départs en vacances estivales. L’aéroport n’a pas encore communiqué après la reconduction de la grève.

Ce matin, plus d’une soixantaine de vols ont été annulés, la direction de l’aéroport ayant décidé d’arrêter temporairement les opérations entre 6h et 10h.

La compagnie aérienne Swiss avait averti que tous les vols de vendredi matin au départ de Genève seraient concernés. Easyjet est elle aussi impactée, Genève étant un hub important pour la compagnie low cost.

“En Suisse, faire grève est très rare. On a le droit de faire grève quand on a épuisé tous les recours et prodédés de consultations”, a expliqué Claire Pellegrin, 43 ans, présidente de la commission du personnel de l’aéroport.

“C’est l’ultime solution à laquelle on ne pensait pas arriver”, a-t-elle assuré, expliquant que c’était la première grève à laquelle elle participait.

La grève qui touche plusieurs services critiques trouve son origine dans la refonte de la politique salariale voulue par la direction.

Une grève historique

Cette grève est historique: il s’agit de la première concernant le personnel de l’aéroport employé selon un contrat de droit public (et non des collaborateurs externes, eux aussi vitaux pour son fonctionnement), au cours des 104 ans d’histoire de Cointrin, souligne le quotidien Le Temps.

“L’aéroport est une entreprise qui est rentable, qui bénéficie d’un monopole et qui s’en prend aux conditions du personnel”, a déclaré Pierre-Yves Maillard, le président de l’Union syndicale suisse (USS), venu soutenir les grévistes.

“Vous avez du personnel qui se sent méprisé à un degré tel que même ici à Genève, en Suisse, ils finissent par débrayer”, a-t-il relevé.

Sur la période de janvier à mai, l’aéroport a accueilli près de 6,8 millions de passagers, selon les statistiques officielles.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *