La France se relance dans la robotique avec une stratégie à 80 M€

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L’Etat a dvoil deux appels projets orients robotique afin de relancer le secteur en France et appelle au dveloppement de solutions dites souveraines. Pour assurer ce soutien, 80 millions d’euros issus du plan France 2030 ont t dbloqus.

Le Gouvernement n’en finit plus de multiplier les stratégies pour assurer la bonne marche du plan gargantuesque France 2030. Profitant de la 26ème édition de la Robocup à Bordeaux, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, ont annoncé deux appels à projets « pour soutenir les équipements innovants et souverains en robotique ». Par ce double appel à projets, l’objectif est de « contribuer à la réindustrialisation compétitive et écologique de la France et placer le pays en leader des machines robotiques émergentes à haute valeur ajoutée », indique le gouvernement. Pour développer la filière, l’Etat a ainsi débloqué 80 millions d’euros issus de France 2030 (sur les 30 milliards d’euros annoncés en octobre 2021 par le président de la République).

Deux appels à projets étendus jusqu’en 2024

À ce jour deux dispositifs sont donc lancés. Le premier appel à projets baptisé « Offre de robots et machines intelligentes d’excellence » s’adresse aux acteurs de la filière équipements robotiques et industriels pour accompagner leurs projets du démonstrateur vers le système intégré dans des conditions de missions opérationnelles. Pour assurer ce soutien, une enveloppe de 50 millions d’euros est dédiée. Les start-ups ou entreprises qui candidatent doivent toutefois répondre au cahier des charges. Elles doivent déjà avoir passé le cap du développement de robots avec une maîtrise des équipements et de leurs composants essentiels. Ici, l’ambition est de les amener à se développer à l’international. Trois phases de dépôts de candidatures sont annoncées : le 21 septembre 2023 ainsi que le 25 janvier et le 25 juin 2024. À noter que cet appel est opéré pour le compte de l’État par Bpifrance.

Le second appel à projets « Défi transfert robotique » cible surtout « le transfert de briques de technologies issues de la recherche » avec pour objectif d’en faciliter la transformation en solutions pionnières. « Le défi est décomposé en deux phases : d’abord le soutien à des preuves de concepts pour de multiples briques technologiques issues de la recherche, […] puis, pour les meilleurs d’entre elles, à un soutien au déploiement pouvant aller jusqu’à 10M€ autour de projets collaboratifs » est-il précisé. Plutôt orienté recherche donc, il profitera d’une enveloppe de 30 millions d’euros. Côté calendrier, la date de clôture pour le dépôt des pré-projets est le 9 novembre prochain tandis que la date de clôture pour le dépôt des projets complets est le 15 mai 2024. C’est l’Agence nationale de la recherche (ANR) qui se charge de la première phase tandis que Bpifrance opérera la seconde phase de mise en œuvre opérationnelle.

Accélérer la filière en France et rattraper le retard accumulé

Cette stratégie est élaborée en lien avec la feuille de route technologique de la filière Solutions industrie du futur. « Il n’y aura pas d’appréciation discriminante en fonction des thématiques sectorielles, ou des technologies développées. Tout projet a vocation à être retenu s’il remplit les critères d’éligibilité et se positionne sur une brique technologique différenciante » précise le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A ce jour, quelques entreprises ont franchi le pas du développement de robots. Basé à Paris, Ganymed Robotics a ainsi débuté la commercialisation de son robot dédié à la chirurgie orthopédique. De son côté, Naïo Technologies développe et commercialise plusieurs robots dédiés au maraîchage et à la viticulture. Cependant, l’acteur le plus connu en la matière est sûrement Exotec ayant rejoint le cercle très prisé des licornes et connu pour ses essaims de robots autonomes guidés par des algorithmes d’IA maison. Ces derniers ont déjà séduit Carrefour, Decathlon, Monoprix, ou Uniqlo.

In fine, ce plan s’efforce de répondre à plusieurs défis – de taille – pour assurer au territoire une place de choix dans le domaine de la robotique, mais aussi renforcer son autonomie sur les marchés de la transition énergétique et écologique, et pousser à la réindustrialisation. « La France est internationalement reconnue pour sa recherche en robotique […] Les robots révolutionnent de nombreux secteurs de notre quotidien : réindustrialisation, aide à la personne, accès aux milieux accidentés, agriculture… » indique Sylvie Retailleau.

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