Jean-Marc Reiser, condamné à la perpétuité, se pourvoit en cassation

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Jean-Marc Reiser, à gauche, le 20 juin, lors du premier jour de son procès en appel, à Colmar. Il a été condamné, le 29 juin, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de vingt-deux ans de sûreté pour l’assassinat de Sophie Le Tan, en 2018.

Jean-Marc Reiser, condamné jeudi par la cour d’assises du Haut-Rhin à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de vingt-deux ans de sûreté pour l’assassinat de Sophie Le Tan en 2018, se pourvoit en cassation, ont fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) ses avocats. M. Reiser, qui disposait d’un délai de cinq jours pour le faire, a déposé ce pourvoi lundi 3 juillet, ont précisé ses avocats, Mes Emmanuel Spano et Thomas Steinmetz, confirmant une information des Dernières Nouvelles d’Alsace.

La semaine dernière, la cour d’assises a condamné en appel l’homme de 62 ans à la même peine qu’en première instance, la plus lourde qu’il encourait. L’objectif de ce pourvoi est désormais d’obtenir l’annulation de cet arrêt de la cour d’assises d’appel.

La préméditation contestée

S’il a reconnu avoir tué en septembre 2018 la jeune étudiante de 20 ans d’origine vietnamienne « dans un accès de fureur », puis l’avoir démembrée avec une scie à métaux avant d’aller enterrer les restes du corps dans une forêt, il a, en revanche, toujours contesté avoir prémédité son geste.

Mais les jurés n’ont pas suivi les arguments de cet homme au lourd passé judiciaire, jugé en état de récidive légale après une première condamnation pour viols et agressions sexuelles en 2003, et qui faisait face à Colmar à son sixième procès d’assises.

Malgré une longue enquête et deux procès d’assises, certaines zones d’ombre persistent, notamment la cause exacte de la mort de l’étudiante. Selon son récit, Jean-Marc Reiser avait tenté, à l’issue de la visite de son appartement, de prendre la main de Sophie Le Tan et de lui faire la bise. Celle-ci l’avait alors repoussé en l’insultant, provoquant chez lui « un accès de fureur » qui s’était traduit par de multiples coups. L’étudiante se serait alors effondrée, percutant fatalement la cuvette des toilettes.

La défense espérait ainsi que les jurés ne retiendraient que des « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner », ce qui aurait impliqué une peine symboliquement moins lourde de trente ans de réclusion.

Le Monde avec AFP

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