Jasper Philipsen règne sur le premier sprint massif de la Grande Boucle

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Jasper Philipsen (à gauche) sprinte vers la ligne d’arrivée de la 3e étape du Tour de France, le 3 juillet 2023, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

Trois semaines de course obligent, il ne peut pas y avoir que des journées exaltantes sur le Tour de France. Après un week-end à sillonner le Pays basque espagnol, le peloton a regagné l’Hexagone, lundi 3 juillet, à la faveur d’une troisième étape de 194 kilomètres au relief relativement plat, malgré quatre ascensions répertoriées. Un tracé promis aux « purs sprinteurs » qui sans grande surprise… s’est conclu par le premier sprint massif de cette 110e édition.

A l’arrivée à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck) a été le plus rapide, devançant l’Allemand Phil Bauhaus (Bahrain Victorious) et l’Australien Caleb Ewan (Lotto Dstny). Le Belge signe sa septième victoire de l’année et sa troisième sur l’épreuve, après deux succès l’an passé, sur les deux derniers sprints massifs.

« Le profil du final [de cette troisième étape] donnera la possibilité aux équipes de manœuvrer pour assembler les wagons de leur train », prédisait, avant le départ, le patron de la Grande Boucle, Christian Prudhomme. Idéal donc pour Alpecin-Deceuninck, qui a construit son effectif pour le Tour avec cette ambition. « Ce qui s’est passé aujourd’hui va nous donner confiance pour la suite », s’est réjoui Philipsen.

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Lundi, « tout le monde a fait son boulot parfaitement », a abondé son équipier Silvan Dillier. A commencer par la star néerlandaise Mathieu Van der Poel, qui a lancé avec brio le vainqueur du jour. « Ce n’est pas facile de rester dans sa roue, a reconnu le Belge, en conférence de presse. Quand on est emmené au sprint par Mathieu, on se doit de gagner. »

Doté d’un riche palmarès, avec notamment quatre monuments (un Milan-San Remo, un Paris-Roubaix et deux Tours des Flandres) dans sa besace, le Néerlandais ne rechigne pas à la tâche pour se muer en « poisson-pilote » de luxe. « Depuis que Jasper est dans l’équipe [en 2021], il y a moins de pression sur lui, explique Adrie Van der Poel, son père, au pied du bus de la formation belge. Quand ils arrivent ensemble au sprint, Mathieu est très précieux. »

Cette victoire permet aussi de remonter le moral des troupes, un peu entamé, de leur propre aveu, après les deux premières journées, où elles s’attendaient à de meilleurs résultats de la part du petit-fils de Raymond Poulidor (37e samedi ; 107e dimanche).

« C’était plutôt calme, jusqu’aux 40 derniers kilomètres »

Dans un décor de carte postale, longeant en grande partie la côte nord de l’Espagne, les coureurs ont pu se remettre de leurs émotions d’un week-end nerveux, n’accélérant qu’à quelques dizaines de kilomètres de l’arrivée. Une fois n’est pas coutume, ils ont même franchi la ligne plus tard que les estimations horaires les moins optimistes établies par les organisateurs. « Les deux premières étapes étaient dures, le peloton a roulé à un gros rythme. La bataille était intense à l’avant, mais à l’arrière on a beaucoup souffert aussi », glissait Fabio Jakobsen (Soudal Quick-Step) avant le départ d’Amorebieta-Etxano.

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