Jasper Philipsen double la mise à Nogaro à l’issue d’un sprint chaotique

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Le sprinteur de l’équipe Alpecin-Deceuninck, Jasper Philipsen (en bleu), remporte la quatrième étape du Tour de France, à Nogaro (Gers), le 4 juillet 2023.

Il faut se méfier des journées qui commencent trop calmement sur le Tour de France. De l’aveu de Jasper Philipsen, la quatrième étape de cette édition 2023, mardi 4 juillet, entre Dax (Landes) et Nogaro (Gers), était « probablement l’une des plus ennuyeuses [sur l’épreuve] depuis longtemps ». Promise aux sprinteurs, elle s’est conclue par un final chaotique sur le circuit automobile Paul-Armagnac, au cours duquel pas moins de six coureurs se sont retrouvés à terre.

Premier à franchir la ligne, comme ce fut déjà le cas la veille, le Belge de l’équipe Alpecin-Deceuninck n’en est pas vraiment surpris. Pas plus, d’ailleurs, que son compatriote Tom Steels, le directeur sportif de la formation Soudal Quick-Step : « C’était franchement un sacré bordel. Comme c’était une étape facile, personne n’était fatigué donc la bataille n’en a été que plus intense. »

Après plus de la moitié des 182 kilomètres du parcours, aucune échappée ne s’était formée ; dans les annales du Tour de France, il faut remonter au 2 septembre 2020 pour trouver trace d’une journée sans aucun homme aux avant-postes. Comme un symbole, c’est aux abords de la chapelle Notre-Dame-des-cyclistes, peu après le sprint intermédiaire, que les prières des suiveurs ont été entendues.

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Au mépris des consignes matinales de Julien Jurdie, son directeur sportif, Benoît Cosnefroy a alors pris quelques mètres d’avance sur le peloton, cherchant du regard un renfort. Celui-ci viendra de son « idole de jeunesse », Anthony Delaplace (Arkéa-Samsic), Normand comme lui. Voilà enfin une échappée, formée à 86 kilomètres de l’arrivée. « Pourquoi on a fait ça ? Je ne sais pas », plaisantait, pendant son escapade, le coureur d’AG2R-Citroën auprès de la moto suiveuse du diffuseur. Le Français savait que les équipes de sprinteurs ne leur laisseraient jamais vraiment prendre le large.

Fabio Jakobsen au sol

A plusieurs égards, la journée de mardi a suivi le schéma de celle de la veille : un peloton optant pour un rythme de balade, avant que les choses ne s’emballent à 25 kilomètres de l’arrivée, quand les deux hommes ont été repris. A Bayonne, Wout van Aert (Jumbo-Visma) n’avait pas été loin de la chute dans les derniers mètres de la course, après avoir touché Jasper Philipsen, qui s’était décalé vers sa trajectoire. A Nogaro, un autre candidat à la victoire, Fabio Jakobsen (Soudal-Quick-Step), a quant à lui, cette fois, goûté l’asphalte.

« C’était vraiment dangereux, encore plus qu’hier, insiste Mathieu Van der Poel. C’était difficile de gérer tous les virages. » Le Néerlandais a encore été la pièce maîtresse de la victoire de son équipier. Pourtant, les choses n’ont pas été « aussi fluides que la veille », reconnaissait Philipsen en conférence de presse. « Nous nous sommes perdus les uns les autres parce que le final était très mouvementé, a développé le Belge. J’ai quand même réussi à trouver la roue de Mathieu [Van der Poel] à la fin. Mais j’étais content que ça soit un sprint court. »

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