Grâce à l’IA, une montre connectée peut diagnostiquer la maladie de Parkinson

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Des chercheurs britanniques ont trouvé le moyen de dépister la maladie de Parkinson des années avant l’apparition des premiers symptômes. Pour ça, ils se sont servis d’une montre connectée et d’une intelligence artificielle. Explications.

L’Institut britannique de recherche sur la démence à l’Université de Cardiff (Pays de Galles) s’est servi des données collectées par des montres connectées pour prédire l’apparition de la maladie de Parkinson. Dans le détail, les chercheurs ont collecté les données de santé de 103 712 britanniques équipés d’une smartwatch pour réaliser l’étude.

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Les précieuses données de l’accéléromètre

Les experts se sont concentrés sur la vitesse de déplacement des utilisateurs. Cette donnée est recueillie par le biais de l’accéléromètre des montres connectées. Également présent dans les smartphones, ce capteur est conçu pour détecter les mouvements de l’appareil. Il suffit d’une semaine de données pour pouvoir poser un diagnostic, ce qui permet d’agir très vite en cas de dépistage, expliquent les chercheurs britanniques.

« Nous avons montré ici qu’une seule semaine de données capturées peut prédire des événements jusqu’à sept ans dans le futur », fait valoir la docteure Cynthia Sandor, en charge de l’étude, interrogée par la BBC.

Une fois que les données ont été récupérées, elles sont analysées par une intelligence artificielle. Celle-ci va alors prédire si un individu est susceptible d’être touché par la maladie de Parkinson. Le système est capable d’isoler les signaux distinctifs des troubles parkinsoniens, sans les confondre avec les signes inévitables de la vieillesse.

Les chercheurs expliquent s’être appuyés sur des modèles d’apprentissage automatique, entraînés avec des données d’accélérométrie. L’apprentissage automatique, ou « machine learning » en anglais, est un important domaine d’expertise de l’intelligence artificielle. Celui-ci permet à des algorithmes d’évoluer sans l’intervention d’un programmeur, uniquement en apprenant des données fournies.

Un outil de dépistage

Cet « outil de dépistage » est peu coûteux, souligne l’étude. De plus, il s’appuie sur un équipement déjà massivement adopté par la population. Au Royaume-Uni, 30 % des individus portent quotidiennement une montre connectée, souligne Cynthia Sandor. Dans le monde, on trouve plus de 200 millions de porteurs de smartwatch. D’après Statista, le taux d’adoption des montres et autres bracelets connectés est appelé à augmenter dans les prochaines années.

L’innovation doit permettre de déceler la maladie un stade précoce. Trop souvent, les médecins dépistent la maladie de Parkinson quand les symptômes ont déjà bien progressé et que les cellules du cerveau ont subi d’importants dommages irréversibles. Les médicaments ne parviennent donc pas à ralentir l’expansion du trouble.

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique. Elle entrave la production de dopamine dans le cerveau, provoquant des secousses, des tremblements involontaires, des mouvements anormalement lents et des problèmes de rigidité musculaire. Plus de huit millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Parkinson, dont un million de Français. Malheureusement, il n’existe aucun traitement. Les médecins peuvent uniquement atténuer les symptômes, notamment avec des médicaments qui stimulent la production de dopamine.

Source :

BBC



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