En Turquie, l’inflation passe sous la barre des 40 % pour la première fois en 16 mois

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Pour la première fois en seize mois, l’inflation sur un an est repassée sous la barre des 40 % en Turquie, a indiqué lundi l’institut statistique turc (Tuik). Des chiffres obtenus notamment grâce à l’une des mesures phares de la campagne de Recep Tayyip Erdogan : la gratuité de 25 mètres cubes de gaz par mois jusqu’en mai 2024.

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L’inflation en Turquie est repassée en mai sous la barre des 40 %, pour la première fois en seize mois, conséquence notamment d’une mesure temporaire de gratuité du gaz.

La hausse des prix à la consommation s’est élevée à 39,6 % sur un an et est quasi stable à +0,04 % sur un mois, a indiqué l’institut statistique turc (Tuik).

Ces chiffres officiels – les premiers depuis la réélection le 28 mai du président Recep Tayyip Erdogan – sont néanmoins contestés par les économistes indépendants du Groupe de recherche sur l’inflation (Enag). Selon eux, l’inflation annuelle s’établit entre 105 % et 109 %, en prenant en compte ou non la gratuité du gaz.

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Le président Erdogan, qui entame un troisième mandat, a dit vouloir faire de la lutte contre l’inflation sa priorité. Celle-ci avait dépassé les 85 % à l’automne, avant de ralentir mois après mois depuis novembre.

Ce tassement s’explique toutefois par un “effet de base”, les prix ayant continué à augmenter mois après mois, mais moins fortement qu’un an plus tôt.

Vers un retour à une politique économique orthodoxe

Ce ralentissement est lié aussi à une mesure de campagne de Recep Tayyip Erdogan : le président turc avait annoncé la gratuité du gaz pour les ménages en mai, qui continueront de bénéficier de 25 mètres cubes de gaz gratuits par mois jusqu’en mai 2024.

Le chef de l’État a nommé samedi un nouveau ministre de l’Économie, Mehmet Simsek, qui aura pour mission d’endiguer l’inflation et de ramener la confiance des investisseurs.

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Déjà ministre des Finances (2009-2015) puis vice-Premier ministre chargé de l’Économie (jusqu’en 2018), Mehmet Simsek, ancien économiste de la banque américaine Merrill Lynch, cherchera à rétablir une politique économique orthodoxe. Lors de sa prise de fonction, dimanche, il a déjà averti qu’il faudrait revenir à des “mesures rationnelles” pour redresser l’économie.

Pendant la campagne, le président-candidat Erdogan avait défendu sa politique monétaire hétérodoxe. À rebours des théories économiques classiques, le chef de l’État a contraint la banque centrale turque à abaisser régulièrement les taux d’intérêt, contribuant à la flambée de l’inflation.

Avec AFP

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