Elon Musk déclare la guerre à Meta

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Elon Musk ouvre les hostilités. Agacé par l’arrivée de Threads, le patron de Twitter menace Meta de représailles judiciaires. Il accuse son rival d’avoir volé des informations confidentielles pour mettre au point son nouveau réseau social en un temps record… L’affaire remonte aux premiers jours de la prise de contrôle de Musk.

Comme prévu, Meta vient de lancer Threads, son alternative à Twitter, aux États-Unis, au Royaume-Uni et une centaine d’autres pays. Le réseau social, dont la sortie européenne est encore incertaine, vient compléter l’offre constituée par Instagram, l’application de partage de photos et de courtes vidéos.

À lire aussi : comment accéder dès maintenant au concurrent de Twitter, Threads ?

Mark Zuckerberg raille Twitter

La plate-forme de Meta a connu un démarrage retentissant. En l’espace de sept heures, Threads a enregistré plus de dix millions d’utilisateurs. Par la suite, la barre des 30 millions d’usagers a été franchie. Une foule de personnalités, de stars et de marques se sont empressées d’ouvrir un compte.

On imagine que Threads est parvenu à séduire, au moins temporairement, une partie des utilisateurs de Twitter, déçus par les mesures controversées décrétées par Elon Musk. Le milliardaire a notamment été obligé de brider complètement le réseau social en limitant le nombre de tweets qu’un internaute peut consulter par jour.

Fort de ce lancement réussi, Mark Zuckerberg s’est rendu sur Twitter pour narguer son rival. Pour la première fois en onze ans, le créateur de Facebook s’est connecté à son compte Twitter. Il a publié un célèbre mème, montrant deux Spider-Man qui se pointent du doigt. C’est une allusion évidente au lancement de Threads, qui se présente ouvertement comme une copie de Twitter. Zuckerberg ne se cache donc pas d’avoir copié la plate-forme.

L’application reprend en effet une grande partie du fonctionnement de Twitter, avec la possibilité d’envoyer de courts messages et de les republier. Notez d’ailleurs que ce n’est pas la première fois que Meta s’inspire sans vergogne de la concurrence. Par exemple, Meta a longuement copié les fonctionnalités de Snapchat pour améliorer Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp.

Ensuite, le PDG de Meta a évoqué la rivalité entre les deux plates-formes directement sur son compte Threads. Il a continué de railler Musk en estimant que Twitter, qui compte 556 millions de membres actifs, est un échec :

« Cela prendra du temps, mais je pense qu’il devrait y avoir une app de conversations avec au moins un milliard de gens dessus. Twitter a eu l’occasion de le faire, mais n’a pas réussi. Nous espérons y arriver ».

La contre-attaque d’Elon Musk

Sans grande surprise, l’arrivée de Threads n’a pas mis Elon Musk de très bonne humeur. Dans un tweet, il a estimé que « la concurrence, c’est bien, la tricherie, non ». L’excentrique entrepreneur a ensuite décidé de contre-attaquer… par les voies légales. Le dirigeant a menacé d’entamer des poursuites judiciaires contre Meta par le biais de l’avocat de Twitter, Alex Spiro. Celui-ci a adressé une lettre officielle à Meta pour l’informer que l’oiseau bleu a bien l’intention de défendre sa propriété intellectuelle.

Concrètement, Elon Musk accuse Meta d’avoir dérobé les secrets commerciaux de Twitter pour mettre au point son alternative. Il prétend que Meta a obtenu des informations sensibles et confidentielles en recrutant une partie des ingénieurs licenciés l’année dernière. Arrivé à la tête du réseau social, Elon Musk n’avait pas trainé à restructurer toute l’entreprise en congédiant la moitié des salariés.

Apparemment, une partie des individus exclus ont été embauchés par Meta. D’après le courriel envoyé par Twitter, c’est uniquement grâce aux informations fournies par ses nouveaux employés que Meta est parvenue à développer Threads en seulement quelques mois. C’est un drôle de retour de bâtons pour Elon Musk, qui s’était moqué des ingénieurs mis à la porte de l’entreprise à l’époque :

« je voudrais m’excuser d’avoir viré ces génies. Leur immense talent sera sûrement d’une grande utilité ailleurs ».

Meta n’a pas tardé à se défendre des accusations formulées par le patron de Twitter. D’après le porte-parole de Meta, Andy Stone, les assertions des équipes de Musk sont tout simplement erronées :

« Aucun membre de l’équipe d’ingénieurs de Threads n’est un ancien employé de Twitter – ce n’est tout simplement pas le cas ».

Notez qu’à ce stade, Elon Musk n’a pas encore déposé de plainte contre le groupe de Menlo Park. La missive n’est qu’une mise en garde invitant Meta à cesser d’exploiter sa propriété intellectuelle. Entre les lignes, l’offensive de Musk semble réclamer la fermeture de Threads.

Surtout, Musk rappelle à Meta qu’il est « expressément interdit » de s’emparer des données publiques du réseau social. La lettre laisse entendre, sans fournir la moindre preuve, que Meta collecte les données publiques des utilisateurs en pratiquant le « scraping ». Cette méthode, évoluant dans une zone grise du droit, permet d’extraire des données publiques d’un site web en masse grâce à des programmes automatisés. Par le passé, Meta a déjà pris en flagrant délit de « scraping ».

Grâce à ce procédé, Meta pourrait proposer aux usagers de Threads d’importer facilement tous leurs abonnés en provenance de Twitter. C’est déjà possible de le faire depuis Instagram. L’entrepreneur semble conscient qu’une fonctionnalité de cet acabit pousserait une grande partie de ses utilisateurs à plier bagage… Les avocats de Twitter précisent qu’une plainte contre Meta pourrait ultérieurement être déposée devant un tribunal fédéral américain. Bref, la guerre est déclarée.

Source :

CNBC



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