Elisabeth Borne interdit la vente de mortiers d’artifice aux particuliers lors du week-end du 14-Juillet

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Elisabeth Borne, à l’Hôtel de Matignon, à Paris, le 7 juillet 2023.

Elisabeth Borne promet des « moyens massifs pour protéger les Français pendant [les] deux jours sensibles » du week-end du 14-Juillet, au cours duquel la vente de mortiers d’artifice sera interdite, a-t-elle déclaré dans un entretien au Parisien mis en ligne samedi soir. La première ministre souhaite empêcher de nouvelles violences après celles qui ont suivi la mort de Nahel M., tué mardi 27 juin par un policier à Nanterre.

En outre, un décret publié dimanche interdira la « vente », le « port » et le « transport de mortiers d’artifice », annonce Mme Borne, en précisant que « seuls les professionnels, qui organiseront les feux d’artifice dans les communes, pourront en acheter ».

La première ministre affirme également que le projet de loi d’urgence pour aider à la reconstruction des bâtiments ou commerces détruits pendant les émeutes sera présenté « lors du prochain conseil des ministres », afin de le faire voter avant la suspension des travaux de l’Assemblée et du Sénat cet été. Le gouvernement va, par ailleurs, à destination des particuliers dont les voitures ont brûlé lors des émeutes, « activer le fonds de garantie aux victimes pour permettre leur indemnisation ».

Possible « régulation » des réseaux sociaux

Au sujet d’éventuelles sanctions pour les familles de jeunes auteurs de violences, la cheffe du gouvernement prévient que « si le cadre légal existant n’est pas suffisant, alors, le cas échéant, on fera évoluer la loi ». Le gouvernement réfléchit en l’occurrence à une amende spécifique pour les mineurs, sur le modèle de l’amende forfaitaire pour les adultes quand ils commettent de tels actes. « C’est rapide et efficace », selon Mme Borne.

En revanche, la première ministre assure que le gouvernement « ne va évidemment pas priver les Français d’Internet parce qu’il y a des violences ». Le gouvernement envisage de « suspendre des fonctionnalités », comme la géolocalisation, sur les réseaux sociaux en cas de nouvelles émeutes, mais n’a pas l’intention de procéder à un « black-out généralisé » des plates-formes, avait fait savoir l’exécutif à la suite de propos présidentiels qui avaient fait polémique.

Selon des propos rapportés par la presse et confirmés par l’Elysée, Emmanuel Macron avait suggéré de se mettre « peut-être en situation de réguler [les réseaux sociaux] ou de les couper ».

Le Monde avec AFP



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