Couper les réseaux sociaux? Borne assure qu'”on ne va priver les Français d’internet”

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La Première ministre Elisabeth Borne revient sur le poids des réseaux sociaux dans les récentes violences urbaines. Elle dit travailler à “différents sujets techniques” avec les plateformes, mais écarte une coupure généralisée.

Face à plus de 220 maires de communes touchées par les émeutes, Emmanuel Macron avait évoqué la possible responsabilité des réseaux sociaux dans les récentes violentes urbaines et s’interrogeait. “Quand les choses s’emballent, il faut peut-être se mettre en situation de les réguler ou de les couper”, avait expliqué le chef de l’État, appelant à ne pas réfléchir “à chaud” à ce sujet.

Après un tollé des oppositions, le gouvernement avait précisé envisager plutôt des suspensions de “fonctionnalités” de certaines plateformes. “Il y a différents sujets techniques auxquels on réfléchit, tout cela est en cours”, précise Elisabeth Borne dans une interview au Parisien publiée ce samedi.

“Mais on ne va évidemment pas priver les Français d’Internet parce qu’il y a des violences”, insiste la Première ministre.

Les plateformes “ont joué le jeu”

Durant les émeutes, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont multiplié les réquisitions de retrait de contenus illicites auprès des grandes plateformes – Twitter, TikTok, Meta (Facebook et Instagram) et Snapchat -, dont les représentants avaient été convoqués par les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et du Numérique Jean-Noël Barrot.

“On a demandé aux plates-formes de se mobiliser pendant la crise”, assure Elisabeth Borne. “Et objectivement, elles ont joué le jeu.”

Les quatre réseaux sociaux ont très rapidement répondu à leurs demandes, parfois en moins d’une heure, et “retiré des milliers de contenus illicites et suspendu des centaines de comptes”, s’était félicité le ministère délégué au Numérique mercredi. Dans le viseur, les appels à la violence et les divulgations de données personnelles (de policiers, par exemple).



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