Cinq sorties cyclistes dans le Beaujolais

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La douziĂšme Ă©tape du Tour de France 2023 doit parcourir les monts du Beaujolais, jeudi 13 juillet, et cheminer Ă  travers quelques terroirs aux noms gouleyants. Un final « accidenté », selon les organisateurs de l’épreuve, qui rappelle que la rĂ©gion viticole est aussi un terrain prisĂ© par les cyclistes et les cyclotouristes.

Sur la route du Tour

Le village de Fleurie.

Avant de finir l’étape dans la plaine, Ă  Belleville-en-Beaujolais, les coureurs du Tour de France traverseront quelques-uns des plus cĂ©lĂšbres vignobles de la rĂ©gion : Chiroubles, JuliĂ©nas, ChĂ©nas, Fleurie ou VilliĂ©-Morgon. Ils n’auront pas le temps de vĂ©rifier si, comme les a un peu rapidement croquĂ©s Michel Houellebecq dans AnĂ©antir (Flammarion, 2022), les viticulteurs d’ici sont « sans doute les seuls agriculteurs français, Ă  l’exception de quelques cĂ©rĂ©aliers, qui parvenaient Ă  ne pas ĂȘtre en permanence au bord de la faillite ». Ni de les observer en train de cisailler leurs vignes ou de serrer les mĂąchoires si l’orage et la grĂȘle menacent la vendange Ă  venir. Mais ils pourront valider, d’un coteau Ă  l’autre, la rĂ©putation de « casse-pattes » de ce formidable terrain de jeu. « Du col de la Croix-Rosier au FĂ»t d’Avenas, il y a tout ce qu’il faut pour faire du vĂ©lo dans le Beaujolais », rappelle l’ancienne gloire du coin, Antonin Rolland, 98 ans. Et la promenade s’agrĂ©mente parfois de petits bonheurs, se souvient celui qui porta longtemps le maillot jaune du Tour de France 1955, quand « le matin, Ă  l’entraĂźnement, on voit au loin le massif du Mont-Blanc ».

A lire : « Passe ton Tour Tonin », de Jean-Paul Savart (Ed. du Poutan, 254 pages, 18 euros)

Sur la route des chĂąteaux

Le chĂąteau de la Chaize.

Mamelon posĂ© Ă  l’écart des monts du Beaujolais et coiffĂ© d’une chapelle Ă©difiĂ©e pour remercier le Ciel de son aide dans la lutte contre la prolifĂ©ration du mildiou, le mont Brouilly accueille sur ses flancs les deux appellations les plus septentrionales de la rĂ©gion viticole (brouilly et cĂŽte-de-brouilly), ainsi que deux voies d’accĂšs. Deux jolis raidillons Ă  emprunter, l’un au dĂ©part de QuinciĂ©-en-Beaujolais, l’autre depuis Saint-Lager, pour mieux admirer d’en haut le Val de SaĂŽne, Ă  l’est, ou les contreforts du Massif central, Ă  l’ouest.

Si la colline est largement couverte de vignes, elle recĂšle aussi des carriĂšres de cette rustique pierre bleue qui fait les jolis murs des vieilles bĂątisses du coin. Sans trop s’éloigner de Brouilly, la promenade Ă  vĂ©lo peut se poursuivre d’un chĂąteau Ă  l’autre. Du plus rĂ©putĂ©, celui de la Chaize, Ă  Odenas, qui abrite la plus grande cave du Beaujolais et se visite sur rendez-vous, aux plus imposants, tels ceux de Varennes, sur les hauteurs de QuinciĂ©, de Pizay ou de Corcelles, dans la plaine, en passant par le plus Ă©tonnant, Arginy, Ă  Charentay – la lĂ©gende dit qu’il aurait abritĂ© une partie du trĂ©sor des Templiers. Pour se restaurer, une Ă©tape gourmande est possible au chĂąteau du Souzy, Ă  QuinciĂ©.

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