Au Royaume-Uni, le gouvernement de Rishi Sunak accusé de négliger l’urgence climatique

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Le site de l’ancienne mine Woodhouse Colliery, où West Cumbria Mining a reçu l’autorisation du gouvernement d’extraire du charbon, à Whitehaven (Royaume-Uni), le 8 décembre 2022.

Lundi 10 juillet, Joe Biden a fait une courte halte au Royaume-Uni, avant de se rendre au sommet de l’OTAN en Lituanie. En matinée, le président américain a parlé sécurité et Ukraine à Downing Street avec le premier ministre, Rishi Sunak, avant de se rendre au château de Windsor où il a participé à un « sommet climat » éclair, à l’invitation du roi Charles III, destiné à mobiliser les investissements pour les pays du Sud.

La passion du monarque pour l’environnement est sincère et ancienne. Celle du gouvernement britannique est moins évidente et depuis quelques semaines, les critiques se multiplient contre Rishi Sunak, accusé de négliger l’urgence climatique.

Le 30 juin, le secrétaire d’Etat au climat, Zac Goldsmith, a démissionné, expliquant sans fard que sa décision était motivée par « l’absence d’intérêt » pour l’environnement du premier ministre. « L’apathie du gouvernement pour le plus grand défi auquel nous faisons face rend la poursuite de ma tâche impossible », a assuré ce membre de la chambre des Lords sur Twitter. Certes Zac Goldsmith est un allié de l’ancien premier ministre Boris Johnson, dont l’inimité pour M. Sunak, son ex-chancelier de l’Echiquier, est publique. Le secrétaire d’Etat démissionnaire a par ailleurs été épinglé par le comité d’éthique du Parlement de Westminster pour avoir soutenu M. Johnson, malgré les mensonges de ce dernier dans le scandale des fêtes à Downing Street. Au-delà des raisons qu’il invoque, Zac Goldsmith était de toute façon sur le départ, insistent ses détracteurs.

Pour autant, il a mis le doigt sur une réalité : depuis qu’il est arrivé à Downing Street, en octobre 2022, Rishi Sunak s’est très peu emparé du dossier climatique, inaugurant son mandat en hésitant à participer à la COP27 de Sharm El-Cheikh, en Egypte – il a fini par s’y rendre, sous la pression médiatique et politique.

En décembre 2022, il a autorisé la première exploitation d’une mine de charbon dans le nord-ouest de l’Angleterre, trente ans après la fermeture de la dernière mine dans le pays et, pour l’instant, il cautionne la délivrance de licences d’exploitation de champs gaziers et pétroliers en mer du Nord. Le feu vert à l’exploitation par le norvégien Equinor de l’énorme champ Rosebank, au large des îles Shetlands, serait imminent. Enfin, selon le Guardian, le gouvernement aura le plus grand mal à tenir son engagement de consacrer 11,6 milliards de livres sterling (13,5 milliards d’euros) à la transition énergétique dans des pays vulnérables entre 2021 et 2026.

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