Après quatre nuits de fièvre, une première accalmie dans la plupart des villes de France

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Des camions de la gendarmerie mobile devant la préfecture, à Nanterre, dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023.

Est-ce le signe d’un début de lassitude ? La conséquence du dispositif policier renforcé, avec l’engagement d’unités d’intervention et de blindés ? De l’appel à la responsabilité des parents d’émeutiers lancé par le gouvernement ? Des peines de prison prononcées ces derniers jours en comparution immédiate ? L’effet d’un contrôle accru des réseaux sociaux ? Un apaisement temporaire avant le retour de la tempête ? Il est sans doute trop tôt pour analyser toutes les raisons de la première nuit d’accalmie qu’a connue le pays, entre samedi 1er et dimanche 2 juillet, après la poussée de fièvre des quatre précédentes.

Quelques incidents ont éclaté, notamment à Marseille, mais aussi dans une moindre mesure à Strasbourg ou encore à Nice, sans comparaison cependant avec le déferlement de violences et de pillages qui a embrasé de nombreuses villes depuis la mort, mardi, de Nahel M., le garçon de 17 ans tué par un policier après un refus d’obtempérer. Fait notable, la situation a été particulièrement calme en Ile-de-France, et est restée sous contrôle à Paris, où plusieurs dizaines de jeunes s’étaient pourtant donné rendez-vous sur les Champs-Elysées.

Comme la nuit précédente, 45 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur le territoire, dont 7 000 à Paris et en proche banlieue, avec des effectifs renforcés à Marseille et à Lyon, deux villes qui avaient été particulièrement touchées par la montée des tensions la veille. De nombreuses communes avaient interdit les manifestations, instauré un couvre-feu pour les mineurs et arrêté la circulation des bus et des tramways en soirée.

A 3 h 30 du matin, dimanche, le ministère de l’intérieur n’avait pas recensé d’incidents majeurs et faisait état de 486 interpellations dans tout le pays, notamment pour port d’objets susceptibles de servir d’armes ou de projectiles, loin des quelque 1 300 interpellations de la nuit précédente. « Nuit plus calme grâce à l’action résolue des forces de l’ordre », s’est réjoui le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, sur son compte Twitter.

Tensions à Marseille

C’est à Marseille que la situation a été la plus tendue, sans atteindre le niveau de violence de la veille. Dans la ville, qui a bénéficié d’un renfort massif de CRS, des blindés et deux hélicoptères de la gendarmerie avaient été engagés en soutien du RAID et du GIGN.

Des renforts de police ont été déployés à Marseille, le 1er juillet 2023.

Le quartier de La Plaine, à quelques centaines de mètres de la Canebière, semblait vivre un samedi soir classique entre apéros en terrasses et concerts quand la température est soudain montée. Incendies de poubelles, tirs de gaz lacrymogènes : en quelques minutes, les terrasses se sont vidées alors que les pompiers intervenaient pour éteindre les feux.

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