Après l’Autriche, la Suisse dit vouloir à son tour se mettre à couvert sous le bouclier aérien allemand

0


Pays neutre, comme l’Autriche, la Suisse a annoncé vouloir rejoindre le projet allemand de bouclier du ciel européen, baptisé “Euro Sky Shield”.

Le bouclier aérien lancé par l’Allemagne pourrait comprendre bientôt 19 pays partenaires. Après l’Autriche, c’est au tour de la Suisse d’annoncer son intention de rejoindre l'”European Sky Shield” – ou “bouclier du ciel européen” – lancé l’an dernier par le chancelier allemand Olaf Sholtz dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Selon Berne, “il est dans l’intérêt de la Suisse d’orienter plus systématiquement sa politique de sécurité et de défense vers la coopération internationale et d’augmenter ses contributions”.

Cette annonce précède une réunion des ministres de la Défense de la Suisse, Viola Amherd, de l’Autriche, Klaudia Tanner, et de l’Allemagne, Boris Pistorius, qui se tiendra les 6 et 7 juillet à Berne.

A cette occasion, les ministres de la Défense des trois pays vont signer “une déclaration d’intention concernant l’acquisition commune d’un bouclier antimissile européen dans le cadre de l’initiative European Sky Shield (ESSI) ainsi qu’un accord visant à promouvoir la collaboration en matière de recherche dans le domaine de l’armement”, a indiqué le gouvernement suisse dans un communiqué.

Stratégie industrielle de défense

Le 1er juillet, l’Autriche, qui est également un pays neutre, avait déjà annoncé son intention d’adhérer au projet allemand de bouclier aérien. Lancé par Berlin en octobre, le projet baptisé “Euro Sky Shield” s’appuie sur les systèmes antiaériens Iris-T allemands pour la défense antiaérienne de courte portée, sur le Patriot américain pour la moyenne portée et américano-israélien Arrow-3 pour la longue portée.

Cette intiative allemande a séduit jusqu’à présent 17 pays: 16 membres de l’Otan, dont le Royaume-Uni, les pays baltes ou encore la Belgique, les Pays-Bas, la Finlande, la Norvège, ainsi que la Suède, candidate à l’entrée dans l’Alliance atlantique. En revanche, la France, l’Italie et la Pologne n’en font pas partie, Paris plaidant pour une défense anti-aérienne souveraine, avec des équipements européens.

Dans le communiqué, Berne fait valoir que chaque pays peut définir dans quelle mesure il participe au projet et souligne que les États neutres ont aussi la possibilité de participer à cette initiative. Toutefois, indique le communiqué, “afin de tenir compte des restrictions liées au droit de la neutralité, la Suisse et l’Autriche ont inscrit leurs réserves dans une déclaration complémentaire, notamment en vue d’exclure toute participation ou collaboration à des conflits militaires internationaux”.

Pascal Samama



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *