après cinq jours de « ratissages judiciaires », l’enfant reste introuvable

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Des gendarmes participent à une opération de recherche d’Emile, dans le village du Vernet, dans les Alpes du Sud,  le 10 juillet 2023.

Après cinq jours de « ratissages judiciaires », le petit Emile restait introuvable, jeudi 13 juillet, dans la soirée dans le hameau des Alpes-de-Haute-Provence où il a disparu samedi, a annoncé le parquet, mettant définitivement fin aux opérations planifiées sur le terrain.

Jeudi matin, c’est d’abord la route de 1,8 km reliant le hameau du Haut-Vernet et ses vingt-cinq habitants au village du Vernet qui a été ratissée par une cinquantaine de gendarmes du peloton de gendarmerie de Gap, ainsi qu’une bande de 10 mètres de part et d’autre de cette voie, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le procureur de la République de Digne-les-Bains, Rémy Avon. « Cette zone avait déjà été observée durant les battues et avait fait l’objet d’une inspection visuelle », a insisté le magistrat, en soulignant que cette opération était faite « purement par sécurité ».

Puis, jeudi après-midi, les gendarmes déployés sur le terrain ont fouillé une dernière fois « des lieux localisés dans le hameau », a précisé le magistrat, sans donner de résultat. Depuis l’ouverture d’une enquête « pour recherche des causes de disparition inquiétante » dimanche matin, le garçon de 2 ans et demi est donc toujours introuvable.

Deuxième phase de l’enquête ouverte

Accident ? Homicide ? Enlèvement ? « Aucune thèse n’est privilégiée, aucune thèse n’est exclue », a encore insisté jeudi soir le procureur de Digne, en confirmant que la deuxième phase de l’enquête était désormais ouverte. Elle consiste à analyser « la masse considérable de données » recueillies pendant ces cinq jours au Haut-Vernet, et notamment les données de téléphonie et les 1 200 messages laissés sur la ligne d’appel dédiée.

« C’est la fin des opérations de ratissage judiciaire planifiées. Mais nous reviendrons évidemment sur place si des indices ou des éléments recueillis jusque-là nous conduisent à devoir venir vérifier certaines choses ou fouiller certains lieux », a expliqué le magistrat.

Dans le hameau, les trente maisons ont été fouillées, les vingt-cinq habitants interrogés, tous les véhicules ont été visités et au total ce sont donc 97 hectares de champs, de bois ou de terrains escarpés qui ont été « minutieusement » ratissés, a insisté M. Avon : « Soit sans doute l’une des plus importantes opérations de ratissage judiciaire jamais conduite. »

Désormais les quelques gendarmes qui resteront sur place dans le village auront pour seule mission de verrouiller le hameau au grand public. Sanctuarisé depuis mardi, pour « protéger l’enquête », un premier arrêté municipal courant jusqu’à jeudi soir, le Haut-Vernet va en effet être bouclé quelques jours supplémentaires et au moins durant ce long week-end. Afin de « protéger les familles et canaliser un éventuel tourisme de curiosité, j’ai prorogé cet arrêté », a confirmé à l’AFP François Balique, le maire du village du Vernet.

Emile, originaire de La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône, venait d’arriver pour les vacances d’été chez ses grands-parents maternels, au Haut-Vernet, quand il a été aperçu pour la dernière fois par deux voisins, samedi à 17 h 15, seul, dans une ruelle du hameau.

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Lors de sa disparition, « plusieurs autres membres de la famille étaient également présents » dans la maison où cette famille vient passer les vacances depuis une vingtaine d’années, a précisé M. Avon. Mais aucun des deux parents, a-t-il insisté.

« Tant qu’on ne connaîtra pas la vérité, ce sera tendu. C’est dur pour la famille, cette incertitude est affreuse », disait le maire du Vernet jeudi : « Et les gens du village ont besoin de savoir ce qu’il s’est passé. »

Le Monde avec AFP



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