Andrey Rublev, de retour sur le gazon londonien, veut jouer les trouble-fêtes

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Andrey Rublev lors de sa finale perdue face au Kazakhe Alexander Bublik, à Halle (Allemagne), le 25 juin.

Cette année, les portes du sacro-saint All England Lawn Tennis Club se rouvrent aux bannis. En 2022, s’en tenant à la ligne gouvernementale, les dirigeants de Wimbledon (qui se déroule du 3 au 16 juillet) avaient interdit aux joueuses et joueurs russes et biélorusses de fouler son célèbre gazon. L’ATP et la WTA, les deux instances qui gèrent les circuits masculin et féminin, avaient aussitôt contre-attaqué en ne distribuant pas de points à l’issue du tournoi, au nom de « l’équité du tennis ».

En sous-main, un joueur en particulier avait tenté – en vain – de négocier avec le Grand Chelem londonien pour éviter une exclusion radicale : le Russe Andrey Rublev. « Nous avions proposé des solutions qui auraient pu être vraiment utiles sur le plan diplomatique, avait dévoilé le 7e mondial en juillet 2022 dans une vidéo YouTube avec un blogueur russe. Par exemple, jouer en double mixte avec des Ukrainiennes. Ou alors, ne pas nous présenter à la cérémonie de remise des trophées. Nous voulions montrer qu’il n’y a pas de guerre dans le tennis. »

Rublev a été le premier parmi ses compatriotes du circuit à s’opposer publiquement à la guerre en Ukraine fin février 2022, dès le lendemain de l’invasion russe avec le soutien de la Biélorussie. Il a ensuite répété son plaidoyer pour la paix tout au long de la saison, avant de se faire un peu plus discret sur le sujet ces derniers mois. A Wimbledon, dont les vénérables membres ne badinent ni avec la tradition ni avec le règlement, lui et les anciens « parias » ont pour seul devoir de concourir sous bannière neutre et ne pas exprimer de soutien à l’invasion russe.

Aussi inoffensif en dehors du court qu’impétueux dessus

Finaliste le 25 juin à Halle (Allemagne), le joueur de 25 ans – qui entre en lice lundi 3 juillet contre l’Australien Purcell (62e) – entend confirmer qu’il a la main verte en s’illustrant sur le plus bichonné des gazons, taillé au millimètre près (8 mm). Surtout, il s’y verrait bien briser son plafond de verre en Grand Chelem et accéder pour la première fois au dernier carré, sur lequel il a buté lors de trois des quatre derniers Majeurs qu’il a disputés.

« La plupart de ces défaites, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, disait le Russe au Monde début avril en marge du tournoi de Monte-Carlo, où il allait soulever une semaine plus tard son premier trophée en Masters 1000 (la catégorie juste en dessous des Grands Chelesms). Ce n’est pas parce que j’étais moins bon que mon adversaire, c’est parce que je n’ai pas su gérer mentalement ces matchs et la pression. Je me disais : “OK, c’est le moment où tu dois franchir ce cap [en Grand Chelem]” et je m’effondrais. »

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