Adam Yates triomphe devant son jumeau, Simon, et endosse le premier maillot jaune

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Le Britannique Adam Yates franchit la ligne d’arrivĂ©e de la premĂšre Ă©tape du Tour de France, devant son frĂšre, Simon, Ă  Bilbao, dans le nord de l’Espagne, le 1er juillet 2023.

« C’est une Ă©tape du Tour du Pays basque, mais avec des coureurs du Tour de France. » Samedi 1er juillet, quelques minutes avant que le peloton ne prenne le dĂ©part de la 110e Grande Boucle, Ă  Bilbao (Espagne), Philippe Mauduit anticipait que la premiĂšre journĂ©e de l’épreuve ne serait pas de tout repos. En guise de mise en bouche, les 176 coureurs devaient avaler 182 kilomĂštres avec cinq difficultĂ©s rĂ©pertoriĂ©es sur les routes escarpĂ©es et sinueuses de la rĂ©gion. Et le directeur sportif de la Groupama-FDJ de rĂ©sumer : sur l’épreuve printaniĂšre, « ils sont dix Ă  pouvoir jouer la gagne. LĂ , on a 176 morts de faim ».

A commencer par les jumeaux Yates, qui offrent Ă  cette Ă©dition 2023 sa premiĂšre belle histoire. A l’arrivĂ©e, Adam devance Simon (Jayco-AlUla) de quatre secondes, aprĂšs avoir passĂ© les huit derniers kilomĂštres en duo Ă  l’avant. De quoi ravir leurs parents, qui suivent le peloton cette annĂ©e en camping-car : leurs fils rĂ©alisent le premier doublĂ© d’une fratrie sur l’épreuve depuis Andy et FrĂ€nk Schleck en 2011 ; avant eux, seuls Henri et Francis PĂ©lissier avaient rĂ©alisĂ© cette prouesse. Adam prend au passage sa revanche sur son frĂšre qui l’avait devancĂ© il y a dix ans lors de la 5e Ă©tape du Tour de l’Avenir.

L’équipier britannique de Tadej Pogacar Ă  la UAE Emirates signe la premiĂšre victoire de sa carriĂšre sur un grand Tour et endosse le maillot jaune. Le natif de Bury, dans le nord de l’Angleterre, l’avait dĂ©jĂ  portĂ© pendant quatre jours, en 2020 ; mais cette fois est « un peu diffĂ©rente », confesse-t-il. « La derniĂšre fois, c’était l’annĂ©e du Covid-19, Julian Alaphilippe [alors leader au gĂ©nĂ©ral] avait Ă©copĂ© d’une pĂ©nalitĂ© et je l’avais rĂ©cupĂ©rĂ©. LĂ , j’ai vraiment l’impression de le mĂ©riter. »

Un autre coureur a levĂ© les bras au moment de franchir la ligne : Tadej Pogacar. Le SlovĂšne ne termine que troisiĂšme, mais, explique-t-il, un large sourire aux lĂšvres, « c’est une victoire d’équipe et c’est comme si j’avais gagnĂ©, c’est un sentiment encore meilleur. Toute l’annĂ©e, les gars travaillent pour moi ». Le double vainqueur du Tour n’a pas fait mystĂšre de sa volontĂ© de rĂ©cupĂ©rer sa couronne, cĂ©dĂ©e l’an passĂ© Ă  Jonas Vingegaard, et ses ambitions ne sont pas Ă©trangĂšres au succĂšs de son Ă©quipier.

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« La tactique Ă©tait simple, on voulait amener Tadej en bonne position au pied des derniĂšres cĂŽtes », a dĂ©voilĂ© Adam Yates. Et dans l’ultime ascension, la cĂŽte de Pike (2 kilomĂštres Ă  10 %), la UAE Emirates a accĂ©lĂ©rĂ©. Sur une route noire de monde – ou plutĂŽt orange aux couleurs de la formation locale Euskaltel-Euskadi –, Pogacar s’est dĂ©tachĂ©, suivi dans un premier temps par Vingegaard et le Français Victor Lafay (Cofidis). Puis, son Ă©quipier britannique a profitĂ© d’un regroupement Ă  l’avant, au dĂ©but de la plongĂ©e vers Bilbao, pour s’exfiltrer.

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