À Chamonix, des belles promesses pour l’équipe de France

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Dans la nuit noire à Chamonix, les milliers de personnes amassées dimanche place du Mont Blanc ont acclamé non pas un, mais deux médaillés français en Coupe du monde. L’expérimentée Hélène Janicot (29 ans) d’abord, 3e pour son premier podium depuis… neuf ans. Puis quelques minutes plus tard, le vice-champion d’Europe Sam Avezou (22 ans), en argent pour sa première médaille internationale en difficulté chez les seniors, après une brillante carrière chez les jeunes. Une performance de référence pour le duo, en quête de qualification aux JO de Paris 2024 et les premiers podiums dans cette discipline chez les Bleu(e) s depuis 2018.

La moisson tricolore cette saison se poursuit donc, car la saison d’escalade a démarré fin avril en beauté : avec de l’or et du bronze, dès la première sortie internationale de l’équipe de France qui, en bloc, a signé neuf podiums au total, de cinq grimpeurs différents. Du jamais-vu depuis 2005. Tous ont entre 18 et 22 ans, une génération portée par les pépites Mejdi Schalck (deux victoires et un bronze en trois étapes) et Oriane Bertone (une victoire, deux médailles d’argent). Mais pour briller à Paris en 2024, avec le combiné olympique (bloc et difficulté), performer seulement dans l’un ne suffira pas.

Pas simple d’alterner entre l’effort court et explosif du bloc (une dizaine de mouvements intenses sur un mur de 4 mètres) et l’endurance de la difficulté (une seule chance pour atteindre le haut du mur de 15 mètres). Y compris pour les polyvalents Schalck, Sam Avezou ou Paul Jenft, qui ont l’habitude d’enchaîner les deux disciplines en une saison, depuis leurs années chez les jeunes. « C’est seulement la deuxième saison qu’on fait ça et surtout, la première avec des enjeux importants pour aller aux JO », rappelle Jenft, un podium cette saison.

« Le bloc me coûte énormément d’énergie mentale et physique, vu que ce n’est pas ma discipline de base »

« En fonction des spécialités des grimpeurs, les stratégies ne sont pas les mêmes, explique Cécile Avezou, entraîneure de l’équipe de France. Après leur saison de bloc, certains ont fait une pause et puis un focus sur la difficulté, d’autres ont fait les deux tout le temps. On est un peu dans le flou en termes de stratégie car ce combiné est nouveau. Le pic de forme n’arrive pas au même moment pour tout le monde, mais on voit que le niveau global augmente. » « Je me sens plus fort que l’année dernière », confirme Mejdi Schalck, actuellement meilleure chance bleue de médaille olympique, à 19 ans et 5e de la Coupe du monde d’Innsbruck en difficulté.

La Coupe du monde de Chamonix, peut-être le plus beau spot du circuit, a prouvé aussi qu’il ne faut pas oublier les plus expérimentés, spécialistes d’une seule discipline. À l’image d’Hélène Janicot, 29 ans, qui a marqué des précieux points dimanche grâce à sa 3e place.

« Le bloc me coûte énormément d’énergie mentale et physique, vu que ce n’est pas ma discipline de base, explique la vainqueure de la Coupe du monde de Chamonix en 2015. C’était tout l’enjeu cette année : réussir à jouer sur les deux. Pour le moment, les choix sont payants, mais il y a encore beaucoup de travail avant les Championnats du monde. » La grande date cochée par tous : Bern (Suisse), du 1er au 12 août, là où les premiers billets pour les JO seront distribués.



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